Politique de droite
Zéro Artificialisation Nette : « la ruralité ne doit pas être la variable d’ajustement » alerte le Sénateur Fabien Genet
Publié le 22 Mars 2023 à 17h16
Jeudi dernier, après plusieurs semaines d’un travail approfondi de la commission spéciale à laquelle appartenait le Sénateur Fabien Genet, le Sénat a adopté la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN), au cœur des territoires. Une véritable « révolution urbanistique » qui inquiète beaucoup d’élus locaux.
Sur le papier, les objectifs du ZAN semblent simples. Pour protéger l’environnement, la biodiversité et les terres agricoles, la Loi Climat-Résilience, d’août 2021, a formulé un double objectif de lutte contre l’artificialisation des sols : d’une part la réduction de 50%, entre 2021 et 2031, du rythme d’artificialisation ; et de l’autre l’atteinte du « Zéro Artificialisation Nette » d’ici 2050.
Mais son application paraît complexe et ses conséquences inquiètent nombre d’élus locaux qui craignent d’être privés de tout droit à construire.
Après avoir participé à l’examen de ce texte au sein de la commission spéciale dédiée, le Sénateur Fabien Genet a tenu à relayer dans l’hémicycle les inquiétudes des élus de Saône-et- Loire :
« Nous affirmons notre refus de laisser le ZAN congeler la ruralité et condamner les ruraux à l’hibernation façon Hibernatus qu’on ne réveillerait que pour payer leurs impôts. Dans notre esprit, cette proposition de loi doit être une preuve réelle de l’attachement de la Nation à ses campagnes, et un message destiné aux bureaux d’études, aux administrations, aux juges administratifs, aux régions : moins artificialiser le pays, cela ne veut pas dire dévitaliser la ruralité. Bien au contraire ! »
Il a défendu plusieurs amendements, et se réjouit notamment de l’adoption de son amendement permettant que la liste des grands projets d’envergure nationale ou européenne, pour lesquels il est prévu la mise en place d’une comptabilisation distincte au sein d’une enveloppe nationale, ne soit pas trop restrictive et qu’elle puisse notamment inclure des projets d’activités économiques d’ampleur nationale ou européenne.
Parmi les apports du Sénat, le texte prévoit notamment de garantir à chaque commune une surface minimale de développement communal d’un hectare, disposition défendue également par Fabien Genet :
« Il ne faut pas punir les 10 800 communes vertueuses en matière foncière qui ont consommé moins d’un hectare en 10 ans : 28% des communes ne représentent que 5% de la consommation nationale. Au milieu des champs, des bois, des prés à perte de vue, les maires ne comprennent pas qu’on leur interdise de construire une ou deux maisons. La garantie rurale d’un hectare est la garantie de l’acceptabilité de la loi, la garantie que la ruralité ne soit pas la variable d’ajustement du ZAN. »
Qu’est-ce que le « ZAN » ?
Entre 6 et 9% des sols du territoire français sont considérés comme artificialisés, et chaque année, entre 20 000 et 30 000 hectares supplémentaires s’y ajoutent, en dépit d’une baisse d’environ un tiers du rythme d’artificialisation au cours de la dernière décennie.
⇨ Pour protéger l’environnement, la biodiversité et les terres agricoles, la Loi Climat-Résilience, présentée à l’issue de la Convention citoyenne pour le climat et promulguée en août 2021, a formulé un double objectif de lutte contre l’artificialisation des sols : d’une part la réduction de 50%, entre 2021 et 2031, du rythme d’artificialisation ; et de l’autre l’atteinte du « Zéro Artificialisation Nette » d’ici 2050.
⇨ Pour cela, chaque Région devra décliner cet objectif par le biais de son document de planification, le SRADDET, puis territorialiser cet objectif : répartir et adapter l’effort de réduction entre les différentes zones de son territoire. Les documents d’urbanisme locaux, c’est-à-dire les Schémas de cohérence territoriale (SCoT), plans locaux d’urbanisme (PLU), et cartes communales, devront à leur tour décliner ces objectifs, afin d’en définir à chaque commune, EPCI ou groupement d’EPCI, d’ici 2026 à 2027.
⇨ Au cœur des communes et intercommunalités, les élus locaux se rassemblent déjà pour évaluer le potentiel foncier de leurs territoires, établir leurs priorités d’aménagement, identifier les projets communs et préparer l’intensification de leur effort de sobriété foncière
-
Le parc naturel régional du Vercors tire la sonnette d'alarme après un week-end de Pentecôte bien trop chargé -
Gros incendie à la déchetterie de Granges ce dimanche -
ESPACE NAUTIQUE - Compte-tenu du retard dans les travaux, le Grand Chalon annonce la réouverture de l'Espace Nautique pour la saison estivale -
Gilles Platret hausse le ton après deux incidents lors de mariages -
Portes-closes ce vendredi au collège Vivant-Denon après de nouveaux actes de violences -
Le "Mammouth" prend sa retraite ! -
Le ras-le-bol d'une habitante parcourant Saint-Jean-des-Vignes et Saint-Cosme -
Un incendie dans un appartement plonge les voisins dans l'inquiétude -
Nouveau - La galerie marchande du Carrefour Nord Chalon se dote d'un Head Spa Japonais -
Isa et Roby, l’âme du Konoba : cuisine sincère, clients fidèles. À découvrir ce vendredi soir. -
Superbe ... de beau matin à Chalon -
"Tapage nocturne aux Prés Saint-Jean : jusqu’à quand le silence des autorités ?" s'interroge un riverain -
Journée Choose France - Vicky Foods ouvre pour la première fois ses portes au grand public -
On parle de purin d'ortie ou de prêle, mais le purin de vos "mauvaises" herbes est aussi une bonne idée -
Une pluie de titres de Champions de France pour le Givry Starlett Club -
L’Auberge La Grande Vadrouille ouvre ce vendredi midi avec l’esprit des grandes auberges françaises -
Retour sur l’inauguration de la bijouterie Miramira à Chalon/Saône -
FOOTBALL - L'AS Mellecey-Mercurey exhulte et s'offre une nouvelle montée... La saison prochaine ce sera la R2 -
La Saône et Loire en vigilance jaune aux orages -
Refus d’obtempérer de Lux à Givry, au cœur de la nuit – Deux gendarmes légèrement blessés -
Le Groupe SGT renforce ses capacités de recyclage avec une 3ème ligne d’extrusion sur son site de Chalon-sur-Saône -
Après 5 ans, 2 mois et 2 jours, le Sous-Préfet Olivier Tainturier, quitte la rue Général Leclerc