Saône et Loire

Le futur du tourisme fluvial se tourne vers l'hydrogène en Saône et Loire

Le futur du tourisme fluvial se tourne vers l'hydrogène en Saône et Loire
Le futur du tourisme fluvial se tourne vers l'hydrogène en Saône et Loire
Le futur du tourisme fluvial se tourne vers l'hydrogène en Saône et Loire
Le futur du tourisme fluvial se tourne vers l'hydrogène en Saône et Loire

C'est un galop d'essai et on le doit à un joli partenariat piloté par l'entreprise Saône et Loiriennes Les Canalous à Digoin, en partenariat avec Europe Technologies et CIAM. Les explications d'info-chalon.com.

C'est une innovation majeure qui vient d'être présentée en plein coeur de la Saône et Loire, sur les bords du Canal du Centre. En développant un mixte énergétique électrique/hydrogène, l'entreprise Digoinnaise vient de faire un part de géant dans l'univers des mobilités fluviales. 

Un "slow tourisme" à la recherche d'une énergie plus verte 

Pour les adeptes de ce genre de tourisme, vous avez tous constaté que le principe de ce mobilité se trouvait souvent en porte-à-faux avec la motorisation des bâteaux, trop bruyante et trop polluante. L'énergie électrique est venue apporter une première réponse ces dernières années, tout en montrant aussi ses limites dans ce modèle économique, obligeant les prestataires  à être dépendant des points de recharge et limitant de fait la mobilité. 

Avec l'hydrogène, c'est une mobilité démultipliée

Le bateau de plaisance développé en partenariat avec Europe Technologies et CIAM permet de donner un coup d'accélérateur sur ce dossier des mobilités fluviales. Avec un premier coût de développement qui avoisine les 200 000 euros, la notion de rentabilité n'est bien sûr pas dans les têtes pour le moment. Mais c'est bien le principe d'une révolution qui est en marche et il n'était pas question pour le chantier naval CPC de passer à côté. Une forme de pari évoqué par Claude et Alfred Carignant à l'occasion de l'inauguration officielle de ce premier déploiement en présence des maires de Digoin et Paray le Monial, mais aussi du parrain Frédéric Doucet, le chef étoilé de Charolles. 

De l'hydrogène produit par des éoliennes en Vendée

A l'heure des interrogations sur les modalités et sur une consommation énergétique plus vertueuse, le pari porté par la famille Carignant pourrait bien susciter des intérêts de la part d'une clientèle toujours plus soucieuse sur sa manière de consommer les vacances. L'hydrogène, issue d'une production totalement verte, est l'élément chimique le plus abondant dans l'univers, c'est dire tout le spectre en terme de potentiel qui s'ouvre derrière cette petite innovation.  Une innovation qui se veut avant tout comme un complément à une motorisation électrique initiale. 

L'équation qui restera encore à affiner restera sans doute celle du stockage de l'hydrogène, mais chaque chose en son temps. 

Les Canalous qui totalisent 17 bases à travers l'Europe et plus de 600 bateaux déployés espèrent bien densifier leurs réflexion sur ces nouvelles mobilités... et l'hydrogène pourrait bien symboliser un Eldorado pour les acteurs du transport. 

Laurent Guillaumé