Opinion

Le nouveau PLUi met les freins sur le parc ECLAT. Pour le collectif Pas d’ECLAT, rien n’est joué.

Le Conseil communautaire de la Communauté de communes Mâconnais Tournugeois (CCMT), réuni le 21 décembre, a adopté la version finale du nouveau Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) , ouvrant ainsi la voie à l’urbanisation de 25 ha de terres agricoles en périphérie de la ville de Tournus, dont environ 20 ha pour le projet de parc d’attractions ECLAT. Les promoteurs s’en réjouiront. Pourtant, rien n’est joué.

En effet, suite aux recommandations de la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe), aux observations des citoyen.ne.s durant l’enquête publique et aux réserves de la Commission d’enquête, la CCMT a dû revoir sa copie initiale, qui proposait une zone AUT (à urbaniser Tourisme) dans la zone Nord de Tournus, un feu vert pour le projet ECLAT, et finalement a dû rétropédaler en zone 2AU, laquelle impose plusieurs préalables pour pouvoir être classée en AU: la réalisation des réseaux (assainissement, eau, etc) et des voies d’accès et une étude environnementale de la zone. Une fois ces conditions remplies, la CCMT pourra déposer une demande de modification du PLUi afin d’obtenir un zonage du site en AUT, conjointement avec une demande d’Autorisation environnementale déposée par les développeurs du parc d’attractions. Ces deux procédures seront accompagnées d’une nouvelle enquête publique commune. Bref, plusieurs années passeront avant que le président du Département, André Accary, concepteur du projet, puisse envisager de poser la « première pierre », sans compter les délais dus aux inévitables aléas juridiques, financiers, socio-économiques et sanitaires.

Rien n’est donc joué et le collectif Pas d’ECLAT continuera par tous les moyens de dénoncer la destruction de riches terres agricoles à l’heure où le réchauffement climatique et l’artificialisation à outrance des sols met en péril notre autonomie alimentaire. Le Collectif entend aussi alerter sur le financement public exorbitant accompagnant ce projet: plus de 10 millions d’euros (réseaux, voiries, parking, passerelle, études diverses, acquisitions foncières, montages juridique et financier, etc.), un coût considérable pour les contribuables qui dépassera de loin les retombées économiques promises, pour le seul profit de quelques un.e.s.

 

 

Le collectif Pas d'ECLAT

 


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