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Dans le domaine de la voyance, Stéphanie prend conscience de, puis met sur la voie

Milieu protéiforme aux nombreuses interactions tout en campant sur ses positions, le monde de la divination peut, à son corps défendant, symboliser un vide intersidéral, de l’invisibilité, de l’obscurité, une impénétrabilité, pour le commun des mortels qui, démuni, regarde les phénomènes parapsychiques de loin. Côte-d’Orienne éclairée, Stéphanie lève un coin du voile en restreignant la portion massive de l’indicible sous couvert entre autres d’élan instinctif et d’empirisme. Interview pour info-chalon.com

Comment vous définissez-vous ?

«C’est tout un mélange : voyante, médium, cartomancienne.  J’ai toujours été définie comme ça à force de côtoyer tant de monde.»

 

Quelle est, ou quelles sont, votre ou vos méthodes de travail ?

«Quand la personne se présente à moi, parce qu’il ya deux façons, j’ai déjà une image, une perception non seulement, non seulement de sa visite, mais de ses problèmes, avant de commencer quoi que ce soit. Ensuite j’utilise les cartes parce que c’est un soutien, c’est moins difficile, ça assouplit un peu le travail. Deuxièmement, par exemple quand les personnes sont lointaines et qu’elles ne peuvent pas se déplacer, à ce moment-là je travaille beaucoup sur le son de la voix et le prénom. Je n’ai pas besoin de photo, elle est complémentaire. »

 

Depuis quand opérez-vous ?

«Depuis plusieurs décennies, mais je ne pourrais pas vous préciser quand. Je l’ai fait beaucoup, beaucoup à titre gracieux pour aider, car vous savez, à partir du moment où vous avez des résultats, les gens vous sollicitent : « Vous ne pouvez pas m’aider ? Vous ne pouvez pas intervenir ? Qu’est-ce que vous voyez pour moi ?... » Enfin, vous voyez le style. »

 

Quel a été l’élément déclencheur ?

«Je me demande si ce n’est pas inné, parce que depuis que je suis toute petite j’ai toujours été très attirée par le paranormal. Mais pourquoi ? Je suis incapable de vous le dire. D’ailleurs je me souviens, je devais avoir cinq-six ans à tout casser, j’ai une tante, une demi-sœur à mon papa qui était venue nous rendre visite, et j’ignore pourquoi je lui ai dit ça : tu sais ma tante, un jour quand je serai grande, eh bien il y aura plein de gens qui viendront chez moi. Ce sont exactement les termes que j’ai employés. »

 

Vous autorisez-vous un pourcentage d’échec ?

« Ecoutez, on ne va pas être prétentieux quand même, mais bien sûr. Bon, quant à vous donner un pourcentage exact… Il  y a des clients, quand ils viennent me voir, qui n’aiment pas toujours entendre certaines vérités, et me répondent : «Ce n’est pas possible, vous vous êtes trompée ». Ils repartent avec des propos, on va dire, pas agressifs mais froids. Et puis je ne peux pas donner de temps, ils s’en vont avec des propos qui pour moi sont faux : « Ce n’est pas possible, ça ne peut pas arriver ». Et deux-trois ans après, voire plus, ils reviennent me voir en disant : «Excusez-moi, je n’ai pas été très sympa avec vous, mais en fait vous l’aviez dit, vous étiez juste.» Je peux vous dire que je suis très, très, très gâtée, de ce côté-là j’ai beaucoup de chance ; d’ailleurs je me suis fait parmi mes clients des amis. Parfois, je ne vous cache pas que je suis obligée de couper le téléphone ou alors de filtrer les appels pour ne pas dire…Bon, maintenant le problème ne se pose pas, mais à une époque je ne pouvais pas garer ma voiture devant chez moi pour faire comme si je n’étais pas chez moi…»

 

Qu’est-ce qui vous est demandé le plus souvent ?

« Oh, c’est très, très, très varié.  Il n’y a pas que le côté sentimental, ça peut être aussi le côté sentimental par rapport à la relation parents-enfant(s). Ca arrive que les enfants soient dans la déroute, il y a également des problèmes judiciaires, professionnels, les grosses entreprises, les problèmes politiques aussi… »

 

De qui se compose votre clientèle ?

« Il y a de tout : toutes les situations sociales, et je me mets à l’écoute de tout le monde. Je suis née dans une famille modeste, je suis dans l’humilité, et pense être quelqu’un de large, tout le monde a ses qualités et ses défauts. Ce n’est pas parce que vous avez un compte en banque bien garni que vous avez une certaine valeur, je pars de ce principe-là. »

 

Par rapport aux choses négatives que vous percevez chez quelqu’un, quelle est votre réaction ?

«Je ne suis pas brutale, déjà, dans mes propos, quelle que soit la situation, même quand c’est vital. J’essaie de guider, parce que l’on est également quelque part un guide, nous ne sommes pas que des voyants, mais des conseillers aussi. Si c’est dans le domaine judiciaire j’essaie de les orienter un peu avec mes petites compétences, si c’est sur le plan physique, c’est-à-dire les problèmes de santé, je leur dis toujours de prendre soin d’eux, que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, etc. Par contre si c’est un problème familial, ça peut être parents-enfant(s), ou le contraire, je dis toujours que ce n’est pas dans la colère que l’on peut résoudre les problèmes, qu’il ne faut jamais cesser de beaucoup dialoguer, et on trouve toujours des solutions. » 

 

Existe-t-il une confraternité avec vos confrères et consoeurs ?

«Je ne suis pas du tout  contre, au contraire, d’ailleurs le soleil doit briller pour tout le monde, chacun possède ses compétences. »

 

Qu’avez-vous à dire aux gens qui doutent de ce que vous avez apporté, ou pouvez apporter ?

« De toute façon on a le droit au doute, déjà, mais à partir du moment où ils viennent me trouver, alors ils se posent des questions. Ils verront le résultat, tout simplement. »

 

Stéphanie est joignable au 06.60.86.83.65 Elle pratique également en ligne, en ayant une clientèle qui se situe pour une part très importante à l’étranger, notamment outre-Atlantique.

 

                                                                                                  Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                                 [email protected]   

 

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