Chalon sur Saône

IUT Chalon-sur-Saône – Une initiative qui a eu du succès !

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, l’IUT de Chalon-sur-Saône avait organisé une journée autour du thème : « Femmes-Hommes, mieux vivre ensemble ?! ». Ce forum a rencontré un vif succès.

A l’initiative de ce projet, qui a rassemblé dans l’amphi GLT de l’IUT une soixantaine de personnes, deux étudiantes de la Licence Professionnelle TAIS (Techniques et Activités de l'Image et du Son) et un de leurs professeurs. De nombreux partenaires ont soutenu également ce projet qui s'est articulé autour du « mieux vivre ensemble ?! » et autour d’invitées telles que Hanaé Bisquert, juriste au sein de la direction des affaires publiques et juridiques de l’Union des annonceurs (UDA) , Mademoiselle Caroline, dessinatrice de BD, bloggeuse, Claudette Brunet-Léchenault, conseillère départementale, Muguette Dini, ancienne sénatrice du Rhône, auteure d’un rapport sur les violences faites aux femmes et auteure d’une proposition de loi relative à la protection de l’Enfant, Francine Chopard, conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté, déléguée à la lutte contre les discriminations… de nombreux autres invités ont rejoint la tribune l’après-midi tout comme Anne-Marie et Jean-Marie Blanc, éducateurs et acteurs associatifs, parents et grands-parents, Jean-François Fioux, éducateur sportif et entraineur de boxe française, Célia Ratto, étudiante et licenciée de boxe française, Violaine Guérin, présidente de Stop aux violences sexuelles… Infochalon.com a participé à quelques-unes des interventions programmées au cours de cette journée riche, dense et intense.

Infochalon.com a rencontré Odile Coutaudier représentant la Fédération Départementale de Familles de France qui est intervenue dans l’après-midi pour expliquer l’engagement de la Fédération dans le combat contre les violences sexuelles.

Odile Coutaudier, lors de notre entrevue, a insisté sur la dimension intergénérationnelle de ce forum : « L’intergénérationnel a des racines profondes, les jeunes sont sensibles et reconnaissants quand on s’intéresse à eux. Il faut savoir notamment les écouter car ils ont des choses à dire ».

Un accueil en musique

Pascal Mauny, enseignant-chercheur, directeur de l’IUT Chalon-sur-Saône a prononcé quelques mots d’accueil et a participé aux débats tout au long de la journée. Ses interventions percutantes ont été très remarquées.

Les deux étudiantes, organisatrices : Romane Parent et Clémentine Huc ; mais durant cette journée, ce sont tous les étudiants de la Licence Professionnelle TAIS qui se sont mobilisés.

Michel Bonnet, sur le thème : « Histoire officielle : où sont les femmes ? », a ouvert le débat sur la façon de transmettre l’histoire. Une exposition réalisée par les étudiants a complété cette intervention.

Hanaé BISQUERT est intervenue sur le rôle de l’Union des Annonceurs qui propose, également, chartes éthiques et règles déontologiques visant à respecter l’image de la personne humaine en publicité. En 2013, sur 85 000 publicités examinées, il a été relevé 87 manquements.

Mademoiselle Caroline, un étudiant de l’IUT, Francine Chopard, Muguette Dini et Claudette Brunet-Léchenault

Lors de la table ronde, Francine Chopard a présenté un bilan sur les inégalités hommes-femmes, chiffres à l’appui. De son expérience récente en politique, elle tire encore trop souvent la conclusion : « que l’on écoute les hommes mais que l’on regarde les femmes. »

Claudette Brunet-Léchenault a témoigné sur son parcours en politique et comment elle a été accueillie par les hommes dans ce milieu. Ses propos ont été ponctués de diverses anecdotes, elle a affirmé que « les femmes doivent faire beaucoup plus pour avoir autant », c’est pourquoi elles connaissent mieux leurs dossiers que les hommes.

Mademoiselle Caroline a dessiné en direct. Elle est également intervenue au micro sur son expérience sur le thème « dessiner la vie… pour mieux vivre ? … pour être plus libre ? … être femme ? » Elle a travaillé 6 mois dans la publicité avant de démissionner puis a été repérée par le magazine ELLE. Joueuse de rugby, elle livre ses carnets intimes en publiant diverses BD : Enceinte (2010), Maman (2011), Quitter Paris (2012), Je commence lundi (2013) puis Chute libre en 2014 et Le mariage pour les nuls en 2015.

Séance de dédicaces

Muguette Dini, ancienne sénatrice du Rhône, ancienne présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat, membre actif de la commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé, membre actif de la commission spéciale sur la lutte contre le système prostitutionnel, auteure de rapports sur les violences faites aux femmes… est intervenue sur son engagement politique. Tout comme Claudette Brunet-Lechenault, son intervention a été ponctuée d’anecdotes très révélatrices de la place des femmes en politique notamment à ses débuts où elles étaient encore rares. Elle a confirmé les propos de Claudette Brunet-Lechenault, à savoir, que « les femmes connaissent très bien leurs dossiers pour prouver qu’elles savent travailler, certains hommes n’hésitant pas à prendre la parole même si ils ne connaissent pas leurs dossiers. La majorité d’entre eux considèrent les femmes en politique comme des imposteurs ». Toutes deux ont convenu qu’il était important que les hommes investissent la sphère privée et participent aux tâches domestiques quant aux jeunes femmes, l’évolution sociétale doit les pousser vers l’autonomie financière.

Lors des débats, Pascal Mauny a fait part de son inquiétude, en effet, il lui semble que « la jeunesse ne porte aucun espoir » et constate la même misogynie qui existait il y a 35/ 40 ans sauf qu’à cette époque les femmes se révoltaient, aujourd’hui les jeunes femmes se murent dans le silence et ne répondent pas à ces propos inacceptables. « Il ne faut pas que le harcèlement devient une banalité » a-t-il poursuivi et il appelle à une plus grande sensibilisation et vigilance pour ne pas accepter l’inacceptable et faire évoluer les choses dans le bon sens.

Violaine Guérin est intervenue en fin de journée. Docteur en médecine, spécialiste en endocrinologie et gynécologie médicale, elle s’est intéressée également aux mécanismes de l’auto-immunité. « Revenue en médecine libérale, elle veut poser un regard différent sur la médecine […] et réalise les liens trop fréquents avec des violences sexuelles vécues le plus souvent dans l’enfance […] » Elle écrit « Stop aux violences sexuelles ! Ecoutons donc ces corps qui parlent ! » puis « Comment guérir après des violences sexuelles ? ». Présidente de Stop aux violences sexuelles, elle est à l’origine avec Muguette Dini des Assises nationales sur les violences sexuelles.

Lors de son intervention, elle a déclaré que : « les femmes comme les hommes reçoivent de la violence. La violence sexuelle est faite d’hommes et de femmes dont la plupart ont été victimes de violences sexuelles durant leur jeunesse […] Pour cela, il faut soigner hommes et femmes dans leur blessure pour qu’il n’y ait plus d’auteurs. Prévenir pour que cette violence n’arrive pas ».

Pourquoi s’arrêter à une journée ? Le bilan positif de ce forum amène les organisateurs à plus d’actions sur le thème du mieux vivre ensemble. Affaire à suivre donc…

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