Chalon sur Saône

Gaspard Proust, effronterie, liberté chérie, trois bonnes raisons pour compatir à la douleur de l'inconvenance le 9 novembre à Chalon

Au terme de plusieurs concerts, A Chalon Spectacles met le cap –momentanément-sur de l’humour, et pas n’importe quel humour, celui de Gaspard Proust, qui, corrosif, féroce, nettoie, décape tout sur son passage ! Ames sensibles s’abstenir, ou il pourrait vous en cuire ( !), le vendredi 9 novembre à 20h, salle Marcel-Sembat à Chalon-sur-Saône…Interview de Gaspard Proust pour info-chalon.com

Sur quels fondements repose votre « Nouveau Spectacle » ?

« Sur l’observation de l’humour contemporain et de ses dérives assumées du matin au soir, dont on ne se rend même plus compte. » 

D’une salle à l’autre, n’avez-vous parfois pas le sentiment que le contenu n’a pas la même résonance pour les publics ?

« C’est globalement assez homogène. Après, il est vrai que si je parle d’Anne Hidalgo ça va mieux marcher à Paris, et si je parle de Didier Dès ça marchera mieux en province. Il y aura peut-être plus de gens sensibles à ça, oui, c’est possible, notamment sur la partie Anne Hidalgo et sur les berges. »

Qu’est-ce qui a fait qu’à un certain moment vous ayez bifurqué vers l’humour ?

« Sans doute l’échec ! Mon masochisme terrible de vouloir aller sur scène, je ne sais pas. Il y a forcément des choses qui ont été très, très négatives. Evidemment. »

Humoriser à tout va, une patate chaude, car à chaque saillie verbale vous vous fabriquez des sympathisants, et inversement, des adversaires ?

« A priori, je pense que ceux qui paient leur place, ce sont plutôt des sympathisants en général, même si on peut toujours être étonné. Me faire des ennemis, non je ne pense pas tant que ça. De toute façon ceux qui ne peuvent pas me voir en peinture ne viennent pas me voir en spectacle, ils savent ce qu’il va se passer, en tout cas je l’espère pour eux. »

Quelle est votre méthode de travail ?

« Chaque soir à table, marcher autour de la table, regarder un peu les infos, dire des phrases, c’est très, très pénible. C’est un vrai travail, un vrai accouchement. Aller devant les gens, essayer si ça marche ou pas, c’est un enfer. »

Que doit posséder un humoriste digne de ce nom ?

« Je n’en sais rien. Je vis grâce à l’humour, donc sans doute que je suis un humoriste, mais après je ne me suis jamais posé la question sur ce que je devais avoir ou pas avoir, ou alors peut-être être le plus libre possible. »

Aimeriez-vous évangéliser davantage encore en tant qu’acteur, ou qu’humoriste ?

« Je ne veux surtout rien évangéliser du tout en fait. Après, j’ai tendance à préférer les endroits où je suis autonome, et comme il se trouve que j’écris tout ce que je fais sur scène… Le cinéma c’est sympathique, c’est autre chose, mais l’évangélisation, il y en a un qui a essayé, on a vu comment il a fini. Ce n’est pas forcément utile de savoir. »

Une belle expérience que la tribune qui vous était accordée chez Ardisson, dans « Salut les Terriens », sur Canal+  ?

« Ah oui, c’est quand même une chance d’avoir bossé avec Ardisson dans ces conditions-là. Franchement, en trois ans on ne m’a pas fait chier une fois pour des blagues ou de la censure. Enfin dans le sens, « où ça on aime bien, mais tu comprends tu ne peux pas le dire », ça ne m’est jamais arrivé. J’avais ma critique sur des choses que je trouvais moins bien, pas terribles, etc. Non, je n’ai aucun scrupule à enlever des choses que je ne sens pas, en revanche j’avais une liberté, de très belles conditions de travail. »

 

Comment réserver ?

Places de 31,00 à 42,00 euros. Davantage d’infos auprès d’A Chalon Spectacles (03.85.46.65.89, spectacles@achalon.com). Billetterie Internet&grandes surfaces, réseaux France Billet et Ticketnet.

 

Crédit photo : Pascalito                                                                           Michel Poiriault

                                                                                                                poiriault.michel@wanadoo.fr 

 

 

 

 

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