Chalon sur Saône

HOPITAL DE CHALON - Le bloc opératoire claque la porte et annonce un durcissement du mouvement de protestation

Ils étaient quasiment tous là à l'occasion de la visite de Pierre Pribile, patron de l'Agence Régionale de Santé.

En dehors de trois ou quatre réquisitionnés dnas le cadre des urgences médicales, les membres du bloc opératoire du centre hospitalier ont assisté à la venue de Pierre Pribile. Dénonçant ce qu'ils qualifient comme du "mépris" et devant l'absence de réponses pragmatiques face à leurs doléances, ils ont décidé de quitter l'assemblée générale et d'annoncer un durcissement de leur mouvement. 

L.G

Comuniqué de presse de l’équipe du Bloc Opératoire 

La situation économique des hôpitaux est humainement intenable. La disette financière orchestrée par les gouvernements successifs asphyxie les services de soins. 

Nous sommes des soignants et nous avons été formé pour cela, c est notre travail.

Le bien être du patient est notre priorité. La prise en charge répond à un seul leitmotive : LA QUALITÉ !!! 

Aujourd’hui nous sommes perdus car le premier objectif de notre administration est le rendement : LA QUANTITE !!

Nous ne sommes pas compétents pour cela. De plus ce n est PAS notre préoccupation première. 

Nous n’avons pas la même formation que les technocrates qui murmurent à l’oreille de la ministre de la santé. Le fossé est encore plus grand avec les administratifs qui sont à la tête des établissements de santé qui ne savent pas définir le soin. 

A quoi doit servir un hôpital ? Voici la question que tout citoyen doit pouvoir se poser.  

Les directions des structures de soins apportaient le soutien financier afin que les médicaux puissent faire de "la bonne médecine" au service de tous. 

Aujourd'hui les médicaux doivent atteindre les objectifs financiers dictés par la direction.

L’application locale de cette politique au centre hospitalier William MOREY est pour nous inacceptable. En effet, par manque de courage la direction impose au soignant d’être la variable d’ajustement.

En cela nous nous sentons méprisés et réduis à des pions sans réelle reconnaissance de notre expertise dans le domaine de la santé, malgré notre constante adaptabilité. 

Nous sommes frustrés de ne pouvoir faire correctement notre travail, inquiets de voir, jour après jour les "prises en charge" de patients se dégrader.

Jusque ici nous avons  tenté de préserver le patient afin qu’il ne subisse pas les conséquences de cette politique du rendement, aujourd’hui cela ne nous semble plus possible... 

Nous sommes donc en colère et épuisés de tout cela...

Il faut stopper de toute urgence l’industrialisation du soin et voter un plan Marshall pour l’hôpital qui est mis dans un état précaire de manière volontaire par le gouvernement. 

Tout ceci pour optimiser la prise en soins des patients qui pâtissent d’une prise en charge en mode dégradé en continu. 

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