Côte chalonnnaise

Le Grand Chalon a pris la décision d'intervenir en urgence sur une dizaine de secteurs de l'agglomération

Après le transfert de la compétence GEMAPI depuis janvier 2018, le Grand Chalon a pris soin d'expertiser quelques 240 kilomètres de cours d'eau et de berges qui parcourent le territoire. La première action symbolique a été lancée du côté de Mellecey.

Ce secteur de Mellecey, le long de l'Orbize, était l'un des points chauds des quelques 240 kilomètres expertisés par le Grand Chalon. Un petit secteur qui pour autant, pose régulièrement problème du fait de l'absence d'entretien des berges. En lien étroit avec la police de l'eau et  la commune de Mellecey, le Grand Chalon a lancé les opérations de nettoyage et d'élagage dans le bourg de Mellecey, le long de l'Orbize, une zone régulièrement pointée du doigt, lors des dernières inondations. 

L'expertise menée depuis un an aura permis de dresser un diagnostic précis de l'ensemble des cours d'eau qui parcourent le Grand Chalon et d'inventorier une dizaine de points chauds sur lesquels l'intercommunalité entend agir en urgence. Pour autant, Grand Chalon et communes n'entendent pas soustraire les propriétaires à leurs obligations concernant la gestion des berges, même si nombre de propriétaires ont eu fort à faire avec l'administration dès lors qu'il s'agissait d'intervenir sur les rivières. En prenant les choses en main, le Grand Chalon entend donc parer au plus urgent et limiter les épisodes d'inondations rencontrés à plusieurs reprises ces dernières années.

Un vaste plan de remise en état de l'Orbize

Parallèlement à ces actions d'urgence, c'est un vaste plan de reprise en main de l'Orbize qui est programmé. Sur 2,3 kilomètres entre Saint-Martin sous Montaigu et Germolles, le Grand Chalon entend redonner sa fonction première à l'Orbize, avec sans nul la destruction annoncée d'un certain nombre d'ouvrages qui ont au fil du temps, détourné l'Orbize de son lit originel. D'un coût de 276 000 euros, les travaux seront menés en 2020/2021. Des travaux qui toucheront le lit de la rivière mais aussi les berges avec la replantation d'une végétation adéquate, l'installation d'abris pour la faune et la flore en respect total à cette rivière classée en catégorie 1.

A noter également que la question du ruissellement est également sur la table de l'intercommunalité. Une enveloppe de 400 000 euros est d'ores et déjà mobilisée, à laquelle il convient de rajouter une enveloppe complémentaire de 300 000 euros. Sébastien Martin a tenu à souligner que le département de Saône et Loire et l'Etat devraient être également sur le tour de table. 

Laurent Guillaumé 

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche