Opinion de gauche

Réforme de l'enseignement professionnel - Le syndicat Sud Education Bourgogne dénonce "la régression derrière l'opération de communication"

J.M. Blanquer vient de dévoiler sa « réforme » de l’enseignement professionnel ; elle provoque déjà de vives inquiétudes et une colère légitime chez les professeurs de lycée professionnel (PLP) :

  • Le développement de l’apprentissage (pourtant en échec avec une baisse régulière du nombre d’apprentis), la mixité des parcours et des publics (élèves mineurs avec des adultes) sont une menace pour les formations sous statuts scolaires et pour le statut des enseignants ;
  • La baisse des horaires disciplinaires est une mesure budgétaire uniquement destinée à faire des économies en affaiblissant le contenu des formations ;
  • Les regroupements de spécialités ont déjà montré leurs effets désastreux tant pour les élèves que pour les personnels avec l’exemple dramatique du BAC Gestion Administrative, les enseignants de Blanzy (71) en savent quelque chose…
  • Les élèves de Terminale Bac Professionnel sont les 1ères victimes de la loi ORE et de « Parcoursup » : rien n’est prévu afin d’améliorer les débouchés post-bac.

Le ministre répète à l’envi que l’enseignement professionnel est sa seconde priorité mais après la maternelle, après le collège, après la réforme du baccalauréat, après l’instauration de la sélection à l’université…

Les suppressions de postes imposées dans les Dotations Horaires 2018/2019 des lycées professionnels (LP) ne vont pas dans le sens d’un meilleur encadrement dont les élèves de LP ont grandement besoin : les enseignants du lycée Weil à Dijon en savent quelque chose ainsi que les collègues de Château-Chinon (58) pour ne prendre que deux exemples dans l’Académie où les coupes budgétaires sévissent.

La suppression de la taxe d’apprentissage prévue par le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » (au passage le mot Liberté est à nouveau galvaudé) ne va pas dans la bonne direction. 

Actuellement, les lycées s’en servent pour financer des projets, l’accès à la culture ou favoriser l’ouverture sur le monde (visites, sorties, pièces de théâtre etc).

Bien que génératrice d’inégalités entre établissements, cette taxe participait à leur financement comblant, de fait, les insuffisances de l’Etat et des régions.

 

Pour Sud Education Bourgogne, donner la priorité à l’enseignement professionnel c’est lui donner les moyens de fonctionner correctement.  Ce n’est pas en réduisant le BAC PRO à 2 ans d’études au lieu de 3 qu’on va réduire l’échec scolaire.

M. Blanquer mène une politique idéologique de généralisation des contrats d’apprentissage faisant des élèves de la chair à patrons. Les PLP ne laisseront pas attaquer leur statut ni saborder l’enseignement professionnel.

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