Cinéma

CINEMA A CHALON - Les Boxtrolls : de petits monstres en boîtes actuellement au cinéma

CINEMA A CHALON - Les Boxtrolls : de petits monstres en boîtes actuellement au cinéma

Les Boxtrolls [1], film américain d’animation en volume, de Graham Annable et Anthony Stacchi, est actuellement projeté au cinéma Axel de Chalon-sur-Saône. Le sentiment d’Info-Chalon.com.

A l’instar d’Ernest et Célestine [2], sublime film d’animation franco-belgico-luxembourgeois de 2012, racontant comment un ours et une souris deviennent amis, Les Boxtrolls c’est l’histoire du monde du dessus et du monde du dessous. Mondes qui ne se connaissent pas et qui ont mutuellement peur l’un de l’autre...

Cette histoire se déroule à l’époque victorienne dans la ville de Cheesebridge. En sous-sol vivent les Boxtrolls, drôles de petites créatures habillées de boîtes : il y a Poisson, Chaussure, Bidon d’huile et les autres. En surface se trouve la bonne société des humains, dans laquelle les notables – les Chapeaux Blancs – ne pensent qu’à la dégustation des fromages les plus puants, luxe suprême de cette société.

Alors que, bricoleurs dans l’âme, ils remontent à la surface la nuit par les bouches d’égout dans l’unique but de récupérer diverses ferrailles dans les poubelles de la ville pour leurs inventions, les petits trolls sont vus par les humains comme des voleurs d’enfants et de fromages. Archibald Snatcher, mal intentionné par nature, se fait chasseur de Boxtrolls dans le but de devenir un Chapeau Blanc. Alors qu’il est sur le point de parvenir à ses fins, la rencontre entre Œuf, petit garçon élevé par les monstres en boîtes, et Winnie, petite fille négligée par son père – le maire de la ville –, va changer le rapport entre les deux mondes, qui vont apprendre à se connaître et à abandonner leurs préjugés pour vivre ensemble, avec leurs différences.

Le parallèle est aisé avec nos sociétés dans lesquelles l’on constate régulièrement préjugés, peur et rejet de l’étranger mais aussi les ravages de l’attrait du pouvoir. Les Boxtrolls apparaît comme une gentille petite histoire, dans une ambiance qui rappellera, de loin cependant, celle de Tim Buron. Histoire à laquelle d’aucun préfèreront sans doute les lignes arrondies et douillettes en aquarelles pastelles d’Ernest et Célestine. Et on peut les comprendre !                                                                                                                              

Adapté de Here be monsters, de Alan Snow, le film a été tourné en « stop-motion », pour une projection en 24 images/seconde, technologie qui remonte à l’origine du cinéma. La réalisation a nécessité la construction de maquettes de la ville et de ses sous-sols dans lesquels des animateurs font évoluer des figurines dotées de visages aimantés afin de reconstituer toutes sortes d’émotions. Une prouesse technique qui ne suffit cependant pas à faire de cette réalisation une prouesse artistique.

 

M.B.

 

 

[1] 2014. Durée : 1h37

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19544765&cfilm=222333.html

 

[2] 2012. Durée : 1h16

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19409528&cfilm=202924.html