Rencontre avec Clément Merienne

Ancien élève du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Chalon, passé par le Conservatoire National Supérieur de Paris, Clément Merienne a ouvert la saison de l’Arrosoir, jazz club et musiques de traverse, avec un concert qui a réuni une cinquantaine de personnes dans la cave voûtée de l’ancienne prison. Des réussites aux épreuves, à la veille de s’envoler pour la Norvège, interview…

Pouvez-vous nous parler de votre parcours... 

J’ai commencé le piano à l’âge de 6 ans avec Hélène Malnoury au Conservatoire du Grand Chalon, puis je me suis intéressé au Jazz vers l’âge de 14 ans. Je me suis naturellement dirigé vers le département Jazz du Conservatoire de Chalon-sur-Saône et j’ai ensuite travaillé avec les professeurs Michel Martin, Olivier Py, Fred Nardin. J’ai continué cette pratique en travaillant toujours plus au fil des années puis je suis rentré au Conservatoire National Supérieur de Paris dans le même département à 19 ans, en 2017. En plus de perfectionner mon apprentissage du Jazz et du piano, c’est au Conservatoire de Paris que j’ai vraiment découvert les pratiques de l’improvisation libre, le piano préparé, ainsi que de nombreux styles musicaux et compositeurs.trices, qui m’influencent beaucoup aujourd’hui. J’ai obtenu mon diplôme de licence au bout de trois ans, cette année. Évidemment, les études musicales n’ont pas uniquement fait partie de ma vie ces dernières années. J’ai créé et développé avec d’autres musiciens des musiques qui empruntent différentes directions : de la chanson (LaSido, Vera Desti), du drone (Les Mains Libres), de l’improvisation libre (Carne), de la musique traditionnelle ainsi que des compositions (Felsh). 

Vous avez des liens particuliers avec l’Arrosoir, qu’est-ce qui vous lie à cette salle de concert ? 

J’ai découvert ce lieu avec les ateliers Jazz du Conservatoire puis avec les différents projets artistiques dans lesquels j’ai participé en concert ou résidence (LaSido, Amok, Carne, Solo...). C’est un endroit qui me tient à cœur et qui m’a accompagné dans mon développement artistique si bien par les nombreux concerts auxquels j’ai assisté que par les résidences que j’ai faites. De plus, la direction artistique de ce lieu est variée et très originale ; j’ai découvert des artistes qui ont bouleversé ma façon de concevoir la musique. 

Ces mois de confinement ont été propices à la création ; pour preuve votre représentation à l’Arrosoir lors des Journées du Patrimoine. Comment avez-vous vécu cette période ? 

J’ai eu une période de confinement très particulière. J’ai été diagnostiqué d’un cancer du système lymphatique début avril puis j’ai suivi un traitement de chimiothérapie jusqu’en septembre. J’ai eu la chance d’être suivi par une équipe formidable de soignants et de médecins à l’hôpital de Chalon-sur-Saône. Ce concert et sa préparation ont donc été une manière de rester en contact avec la musique et le travail du piano malgré des périodes de grosse fatigue en lien avec les traitements. Heureusement ma maladie a pris fin et je n’ai plus qu’à aller de l’avant, maintenant. 

Comment envisagez-vous l’avenir ? 

Je pars en Norvège ce mois d’octobre afin de prolonger mes études musicales en Master. Là-bas, il y a une autre approche de l’improvisation et du son qui m’intéresse beaucoup. J’essaie d’être toujours très curieux et en recherche constante d’un son nouveau et de le partager avec d’autres musiciens et auditeurs. 

Propos recueillis par SBR - Photos : SBR

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