Les lycées chalonnais respectent-ils encore le protocole sanitaire ?

Le coup de gueule d'un professeur de lycée las des contradictions qui résultent de niveaux de décision qui interfèrent dans la confusion.

Les lycées chalonnais respectent-ils encore le protocole sanitaire ?
 
Le 14 janvier, le Premier Ministre Jean Castex indiquait que les lycéens ne reprendraient pas les cours en 100% présentiel étant donné la situation sanitaire, qui depuis n'a cessé de se dégrader, notamment chez les plus jeunes. La norme de prudence édictée par le Président de la République pour amener les effectifs de lycée aux alentours de 50% était donc prolongée. 
Or la plupart des lycées chalonnais, dont les effectifs sont importants, avec des classes qui ont très souvent 35 élèves, ont décidé de faire revenir les classes de Terminales en effectif complet dès ce lundi 25 janvier, avec comme justification l'urgence des examens. Les lycées appliquent une recommandation de la Circulaire sur la continuité pédagogique du Ministère publiée le 20 janvier.
Dans le même temps, le Ministre de l'éducation nationale annonce la suppression des Epreuves communes de spécialité de mars, et leur évaluation au contrôle continu.
Outre les contradictions que l'on pourrait voir dans la concomitance de ces décisions (alors que l'on parle de re-confinement strict global), les effets sur le terrain sont déjà visibles, et le contre-pied est parfait : les conséquences sanitaires sont inacceptables ( plusieurs classe qui attendent en intercours dans des couloirs d'1,50m de large, 36 personnes agglutinées dans des salles de 50m², parfois avec des fenêtres qui n'ouvrent pas, des effectifs trop importants à la cantine...), et la plus-value pédagogique n'est pas évidente tant la démotivation s'est faite sentir après l'aménagement des épreuves (sans parler de la lassitude de ces pressions/dépressions sur les élèves qui alternent sans visibilité et les paniquent).
Si la continuité pédagogique doit être assurée, les effets de ce pilotage à vue erratique et contradictoire sont pires que ceux du protocole sanitaire. L'alternance hybride sur deux semaines semblait le bon compromis, même pour les Terminales. Et il semble qu'une continuité prudente soit préférable à des adaptations trop rapides que l'on ne peut tenir.
 
Un professeur de lycée las des contradictions qui résultent de niveaux de décision qui interfèrent dans la confusion.

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