‘La Fabrique à chanson’ s’est invitée à l’école Rive de Saône !

La fermeture des lieux culturels au public n’a pas signé la suspension de leurs activités pour autant ; interventions et résidences ont rempli ce temps suspendu. Maintenir les projets, créer du lien, soutenir les artistes, a été le crédo de bien des structures qui ont refusé de se laisser décourager par la situation même si beaucoup ont parfois accusé un petit coup de mou à chaque annonce de report d’ouverture des salles. L’Arrosoir, à Chalon-sur-Saône, a pu mener jusqu’à son terme l’ atelier ‘Fabrique à Chanson’ ;  un projet soutenu par la SACEM et animé par Sidonie Dubosc. Interview…

Sidonie, pouvez-vous nous parler du projet ' Fabrique à chanson" et en quoi a-t-il consisté ?

"Fabrique à chanson" est un dispositif mis en place par la SACEM qui consiste à aller auprès d'une classe durant une année pour écrire une chanson avec les enfants puis la restituer sur scène, dans une vraie salle de concert, devant un public. Nous nous sommes vus 6 fois 2h entre octobre et mai à l'Ecole Rive de Saône. Au niveau du déroulement des séances, les 3 premières séances ont été consacrées à l'écriture de la chanson avec les enfants. Nous voulions écrire autour des oiseaux, et de là est vite venue la question de la liberté, question très présente durant cette année confinée. Les enfants ressentent très fort l'enfermement actuel et nous avons donc écrit le récit d'un enfant enfermé observant à sa fenêtre la vie des oiseaux. En les observant, l'enfant se libère par l'imaginaire. Puis les 3 dernières séances ont été consacrées à l'apprentissage de la chanson et à des jeux vocaux et corporels, à l'éveil musical. 

Comment cet atelier a-t-il été accueilli par les élèves de l'école Rives de Saône ? 

C'était avec une classe de CE1/CE2 (8-9 ans) de 25 élèves. Assez peu de musiciens dans la classe, et certains habitués aux salles de concerts mais pas beaucoup. Les élèves semblaient contents de ces moments et ont senti leurs idées valorisées dans l'écriture de la chanson. Certains étaient très impliqués dans l'apprentissage et dans la restitution. 

Habituellement, la restitution de ces ateliers se fait avec la présence des parents, les écoliers étaient-ils déçus de ne pas avoir de public ?

Un peu déçus mais ils auront quand même une vidéo de la chanson et nous espérons pouvoir la chanter devant les familles en fin d'année.

Personnellement, vous étiez à un moment important de votre carrière, avec de nombreux projets, comment avez-vous vécu cette dernière année ?

Comme pour beaucoup, assez mal. Beaucoup de remises en questions sur un arrêt très brutal après un rythme très intense. J'ai été en rupture avec la musique et l'inspiration pendant un moment mais c'est heureusement revenu, j'ai écrit beaucoup de chansons cette année finalement et retourner sur scène me confirme à chaque fois que c'est là que ma place se trouve. Je me suis orientée vers les actions culturelles cette année, notamment en EHPAD, en hôpital psychiatrique et (avec ce dispositif) en école, et ça a été extrêmement riche d'un point de vue humain, réflexion sur le métier et artistique. J'ai très envie de poursuivre dans cette branche parallèle, aller auprès de public isolés, et mêler le social et l'artistique. 

Et pour la suite ?

C'est la reprise de mes projets : La Sido, Berceuses pour adultes, Cette mémoire des étoiles. La reprise du spectacle de Valérie Gaudissart "Bercer l'enfant manquant" auquel je participe. On reprend la création de son autre spectacle ‘Parent solo et ses marmots' en juin au Réservoir. Et je suis sur la création d'un nouveau spectacle jeune public ‘Une chenille dans le cœur' avec Jonathan Chamand et Flore Simon. 

L’Arrosoir au printemps, c’est aussi…

La Fanfarrosoir, déjà présente sur le marché chalonnais du dimanche, qui a fait une apparition à l'Ehpad Myosotis de Couches, au foyer de migrants de Chalon-sur-Saône et au CHS de Sevrey pour y récolter de nombreux sourires, l'occasion également de soutenir la salle Jean Genet à Couches.

Côté résidences, l'Arrosoir s'active particulièrement, avec une nouvelle création de Christophe Girard en coproduction avec l'Espace des Arts et le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Chalon : "Space, Time and Mirror", sextet composé d'une fabuleuse équipe : Amaryllis Billet au violon, Anthony Caillet à l'euphonium, Elodie Pasquier à la clarinette, Claude Tchamitchian à la contrebasse, François Merville à la batterie et bien sur Christophe Girard à l'accordéon. 

L'Arrosoir accueillera ensuite le trio de Laurent Dehors pour la captation d'une session live à découvrir très bientôt et Kartet pour y travailler son nouveau répertoire. Le duo burlesque Aria 3000 découvert à la Goguette de l'Arrosoir travaillera son premier spectacle, Phil K. et Dominique Chaffangeon viendront enregistrer. Charlène Détouillon a passé quelques jours aussi à peaufiner son répertoire.

L'année se terminera avec un mois de juin rempli de musique, mais ça ce sera pour plus tard... 

Interview, propos recueillis par SBR - Photos transmises par l’Arrosoir pour publication - Crédits photos : Médéric Roquesalane

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