Chalon sur Saône

Rassemblement pour une société meilleure, solidaire et égalitaire à Chalon-sur-Saône

À l'occasion de la Journée internationale des migrants, collectifs de sans-papiers et réfugiés, syndicat, associations et collectifs de solidarité appelaient, à un rassemblement, hier, en fin d'après-midi, en hommage aux milliers de victimes mortes en Méditerranée, pour dénoncer les violences contre les personnes en quête de refuge et pour une société meilleure, solidaire et égalitaire. Plus de détails avec Info Chalon.

5 pays africains, 5 pays asiatiques et 11 pays européens sont bordés par la Méditerranée, berceau de la civilisation occidentale et quelques une des grandes civilisations de l'Humanité se sont développées sur ses rives (égyptienne, grecque, carthaginoise, romaine, byzantine, arabo-musulmane, byzantine, sicilienne, vénitienne, gênoise et ottomane). Depuis l'arrivée de l'Homme sur ses côtes, la Méditerranée a été sillonnée d'axes commerciaux et le lieu d'un échange culturel ininterrompu.


De nos jours, elle est devenue le cimetière de candidats à une vie meilleure. Au début de la crise migratoire qui secoue le Vieux Continent, 17 036 personnes (dites réfugiés* ou migrants**) ont péri noyés.


Souvent utilisés indifféremment par le grand public, les termes «réfugié» et «migrant» revêtent toutefois des distinctions essentielles.


Mercredi, face au scandale humanitaire que constitue cette situation, à l'appel du collectif Chalon Solidarité Migrants , une marche était organisée entre le Square Chabas et la Place Beaune, à partir de 18 heures, en hommage ces milliers de victimes «de la forteresse Europe», pour dénoncer «les violences dont les personnes en quête de refuge sont victimes en France et ailleurs» mais aussi «la mise en place de la nouvelle carte ADA et le projet de loi sur la restriction de l'accès aux soins pour les personnes étrangères» et «contre la montée des nationalismes et des racismes».


Ce collectif regroupe les associations (Section Chalonnaise de la LDH, la CIMADE 71, Asti, CCFD, ATD Quart Monde, ACAT et les Accompagnants au commissariat), Bien Vivre à Chalon 2020 (écologistes) et le PCF.


Venus avec des bougies, des lanternes ou un chauffe-plat, en signe d'hommage et de protestation, 180 personnes, selon les organisateurs et la page Facebook du collectif — 76 , selon la Police — rassemblées «pour une société meilleure, solidaire et égalitaire» ont porté et déroulé au cours de cette déambulation un tapis portant les 17 036 noms des 1ères personnes noyées dans la Méditerranée.


Sur ce tapis, on pouvait donc lire le nom, l'âge, le pays d’origine (réel, déclaré ou supposé), et "la fin du voyage" de chaque migrant mort en tentant la traversée de la Grande Bleue.


Tour à tour, Jacques Tatreaux, des Accompagnants au commissariat, Aline Mathus-Janet, présidente de la Section Chalonnaise de la LDH, et Nicole Vercey, présidente de la CIMADE 71, ont lu une déclaration commune, tout le long du parcours :


«Nous marchons toutes et tous ensemble pour affirmer avec encore plus de vigueur : [Les protestataires entonnèrent] «Égaux, Égales, personne n'est illégal»


«Nous marchons pour la ratification par la France de la "Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille", adoptée par l'ONU, le 18 décembre 1999 et qui vise à garantir l'égalité de traitement entre travailleurs françaiss et immigrés.


Nous marchons pour stopper la montée des nationalismes, le développement du fascisme et de toutes les formes de racisme.


Nous marchons en mémoire des dizaines de milliers de femmes, d'enfants et d'hommes morts sur les routes de la migratio, victimes des frontières et des politiques meurtrières des gouvernements des pays les plus riches de la planète et leurs complices.


Nous marchons pour la liberté de circulation, pour la fin du système de Dublin, l'abandon de la directive retour et la fermeture des centres de rétention.


Nou marchons contre l'idée fausse que l'immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l'égalité des droits de toutes et tous.


Nous marchons pour soutenir et amplifier les grèves et luttes des sans-papiers pour obtenir leurs régularisation et la justice sociale.


À l'heure où le gouvernement annonce des mesures sans précédent : immigration "choisie", privation — pour les demandeurs d'asile — d'accès à la protection maladie, pendant les trois premiers mois après le dépôt de leur demande, durcissement des conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME), nous marchons pour affirmer que l'égalité ne se discute pas, elle doit être mise en œuvre, maintenant.


C'est la précarisation générale et la remise en cause des acquis sociaux par les politiques répressives et d'austérité menées par les gouvernements successif, spécialement celui d'Emmanuel Macron, qui exacerbent les discours de haine, accroissent la pauvretéet le repli sur soi dans la population.


C'est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure, solidaire et égalitaire».

 


* Les réfugiés se trouvent hors de leur pays d’origine en raison d’une crainte de persécution, de conflit, de violence ou d’autres circonstances qui ont gravement bouleversé l’ordre public et qui, en conséquence, exigent une «protection internationale». La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, mais aussi des instruments régionaux et les statuts du HCR permettent de donner une définition du réfugié.
** Il n’existe pas de définition juridiquement reconnue du terme «migrant». Toutefois, selon les Nations Unies, ce terme désigne «toute personne qui a résidé dans un pays étranger pendant plus d’une année, quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer».

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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