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C'est la Saint Béatrice.. la petite pensée du jour de Franck

Le matin de la Sainte Béatrice chérie, alors que nous n’en sommes qu’au troisième rappel de la sonnerie du réveil de ton téléphone que tu reprogrammes pour dix minutes plus tard, alors que déjà tu replonges dans un sommeil éphémère, je sens ton cou sous tes cheveux et je trouve que tu sens rudement bon. A contre cœur je m’arrache doucement de toi, je sors de sous la couette, il fait un peu froid, j’enfile un t-shirt et je descends à la cuisine préparer ton chocolat, pas un vrai chocolat, le matin tu bois un café au lait, une cuillère et demi de nespresso, un morceau et demi de sucre, et du lait chaud, pas bouillant, juste chaud, mais j’appelle ça un chocolat, parce que le café au lait c’est pas bon à la santé.

C’est notre concession à tous les deux, j’appelle ça un chocolat, tu ne corriges pas et moi je te prépare ta mixture préférée. Comme il nous reste un morceau de pain, j’en recouvre une tranche de beurre. La plupart du temps le matin tu ne peux rien avaler mais parfois, tu te trouves un petit creux, la tartine fait briller tes yeux et tu l’engloutis avec gourmandise. C’est ce que tu vas faire ce matin. Tu as entendu les escaliers grincer comme je remontais le plateau, et tu t’es redressée. Lorsque j’arrive tu tends les bras pour prendre le plateau pendant que je reprends place auprès de toi. Je te regarde et je te trouve magnifique, tes longs cheveux bruns qui recouvrent tes épaules et tombent sur tes seins, tes gestes toujours gracieux, élégants, je les aime tous, chacun de tes gestes, j’aime chaque minute de toi, chaque seconde. Je souffle au dessus de ton bol et goûte ton breuvage, il est à bonne température.

C’est ce que je te dis et tu me souris en portant le bol à tes lèvres. J’attends suspendu à tes prochains mots, j’attends le verdict qui tombe, « Parfait » J’adore quand c’est parfait, j’adore saisir ce petit moment avant que tout se mette en route, la journée pour de vrai, quand nous sommes encore seuls au monde toi et moi. Comme on prend un peu notre temps, bien sûr ensuite, il faut qu’on accélère le rythme, on dépose le plateau sur la table en verre du bureau, tu enfiles ton peignoir et je m’accroche à ta ceinture, on fait le petit train jusque dans la salle de bain, on entre dans la douche. Tu te laves côté face, je te lave côté pile, tu sors la première. Quand j’en finis à mon tour je peux encore me rincer l’œil pendant que tu termines de passer ta crème de corps. « Tu es belle » Tu te retournes et fixes mes yeux pour être sûre comme chaque matin que je ne suis pas en train de dire des mots juste en l’air, des mots comme une formule apprise par cœur, mais tu ne peux pas te tromper, en croisant mon regard tu sais qu’aujourd’hui comme hier, comme depuis tout le temps qu’on se connait, ta beauté m’enivre et ne cesse jamais de me ravir. Tu te fais du souci parce que tu as grossi… Je trouve que ça te va très bien, je trouve que tu prends des kilos et que c’est comme avec tout ce que tu touches, que tu les prends avec élégance. « Je t’aime » je pourrai bien ne pas cesser de te le dire mais tu m’entraînes à ta suite en courant, tu viens de regarder l’heure sur ta montre et tu cries en riant

« En retard, on est en retard ». De retour dans la chambre tu pars à la recherche d’une culotte, d’une robe ou d’un pantalon, d’un pull ou d’une paire de chaussettes… je ne me résous pas à perdre une miette de ce spectacle, je te regarde t’habiller, prendre des mines renfrognées ou satisfaites devant tel ou tel assemblage de tissus et de couleurs, tu n’hésites jamais à tout défaire et tout recommencer jusqu’à ce que le résultat te convienne et qu’alors tu te tournes vers moi, sachant que je ne t’aurai pas quittée des yeux, réclamant mon avis davantage que mon approbation… j’approuve en souriant, il faudrait être fou pour remettre en cause ton goût merveilleux des juxtapositions surprenantes qui deviennent sur toi des costumes de reine. Une dernière cavalcade dans les escaliers, une touche de rouge par ci de noir par là, une goutte de senteur encore et nous voilà sur le perron déjà à devoir nous séparer. T’ai-je déjà dit mon amour combien me séparer de toi, même une minute me coûtait ? On s’embrasse et tu cours démarrer ton auto, tu me fais signe en passant, tu me manques déjà. Je démarre à mon tour , sur France Inter  Patrick Cohen rappelle aux amoureux le nom du Saint de demain, je souris, c’est le Baz’Arn, je vois pas comment je pourrai t’aimer mieux ou plus demain… n’empêche, je vais me pencher sur la question.

Franck

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