Bourgogne

Jean-Pierre Daroussin : « le film policier est souvent une occasion déguisée de faire de la politique »

Premier Président, lors de la toute première édition de celui-ci, du Festival international du film policier de Beaune, le réalisateur Claude Chabrol a donné son nom à un prix, remis hier soir à Raphaël Jacoulot, pour son long-métrage « Coup de chaud ».

« Huis clos champêtre », « Chabrol agricole », ainsi que l’a qualifié hier soir Cécile Maistre Chabrol, Coup de chaud, film de Raphaël Jacoulot, a reçu hier le prix Claude Chabrol, créé en 2011 à la suite de la disparition du réalisateur, pour récompenser « chaque année un film français sorti dans l’année écoulée dont les qualités cinématographiques font honneur au genre policier ».

Une belle occasion pour Raphaël Jacoulot, dans le droit fil de son long-métrage mettant en scène la vindicte de villageois à l’encontre d’un bouc-émissaire bien commode (le fils d’un ferrailleur un peu marginal, incarné par Karim Leklou), de préciser que, si tout ne saurait être seulement affaire de point de vue, les apparences sont très souvent trompeuses. Une précision qui l’a conduit, pour inciter à se défier de cette fâcheuse tendance que nous avons tous de ne pas voir plus loin que le bout de notre nez, à recourir à une sorte de parabole : « une mauvaise herbe est une herbe qui n’est pas à sa place. Le coquelicot, dans un champ, c’est une mauvaise herbe. Dans mon jardin, c’est une fleur. » Une façon élégante, aussi, d’attirer l’attention sur le caractère profondément politique de son film.

Un caractère que Jean-Pierre Daroussin, qui joue le rôle de l’autre protagoniste du film, a également souligné, le regard espiègle et dur à la fois, en déclarant que « le film policier est souvent une occasion déguisée de faire de la politique. »

S.P.A.B.

 

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