Bourgogne

Les affaires reprennent au Conseil Régional de Bourgogne-Franche Comté

Après le froid polaire des élections – enfin pas pour tout le monde – retour aux affaires aussi, sous les feux des projecteurs, au Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté. «On bouge, on avance, on s’enrichit», assure la Présidente Marie-Guite Dufay. Elle a confirmé la priorité donnée aux zones rurales qui bénéficieront de la moitié des 235 millions mobilisés, dont en grande partie des crédits européens. Elle a aussi lancé un appel vibrant pour les agriculteurs.

«C’est comme si on sortait d’une période de glaciation. On bouge, on avance, on s’enrichit.  Moi je ne vais pas dire que tout va bien, mais comment j’avance résolument. Une journée et demie pour donner de la place au débat. C’est l’assemblée du budget supplémentaire». A l’occasion d’une conférence de presse, tenue ce mercredi en fin de matinée à Dijon, Marie-Guite Dufay a tracé les grandes lignes de la session du Conseil Régional qui va se tenir de jeudi après-midi à vendredi soir.
La Présidente a souligné ce que seront «les marqueurs» de cette assemblée et notamment sur la stratégie du développement équilibré qui lui est si cher.
«Avec d’abord la contractualisation avec tous les territoires, pour un développement équilibré et harmonieux. La Métropole, les villes moyennes et la ruralité, sont les trois strates. Trois choses essentielles
On met des moyens conséquents, 235 millions. 90 millions de la Région et le reste c’est du FEDER».
50% iront aux villes et 50% aux zones rurales. Difficile de faire plus égalitaire.
Mais c’est un choix de conviction de la Présidente et de sa majorité : «Je ne peux pas traiter autrement une grande région rurale».
Mais pas seulement : «On maintient les crédits leviers, essentiels, sur lesquels les territoires ont parfois du mal, ce sont ceux d’ingénierie. Ils ne seront pas reniés en Bourgogne – Franche-Comté.
Marie-Guite Dufay a aussi parlé enseignement supérieur : «On a un autre dossier, qui est fondateur, c’est l’Université Bourgogne – Franche-Comté, avec la fédération des forces universitaires.
Il n’y a pas de région forte, sans université forte. Il faut savoir fédérer nos forces. J’affirme avec force que l’UBFC, elle est forte de quatre pôles. Dijon, Besançon, Belfort et Creusot – Cluny.
L’agroalimentaire, la chimie de Dijon ne s’oppose pas à l’énergie de Belfort, ou à la métallurgie des poudres au Creusot.
Je souhaite un développement équilibré du territoire».
Autre enjeu des mois à venir : Les transports ferrés : «On va aussi montrer nos avancées sur les convergences de nos services, avec des tarifs uniques, simplifiés, innovants, pour faire venir dans nos trains des passagers occasionnels et les jeunes».
Marie-Guite Dufay a encore confirmé l’engagement pour la culture : «On aura une augmentation pour les scènes de spectacle vivant. On sait la fragilité des acteurs culturels.
Au-delà de l’augmentation de 15% du budget de la culture, on va vers des contractualisations pluriannuelles».
Autre annonce de la Présidente : «On ajoute 4,5 millions de plus dans l’agriculture, dans le respect de l’engagement que j’avais pris. Nous sommes dans une phase très difficile. C’est vrai que les viticulteurs ont souffert du gel. Je comprends leur malaise.
Je ne sais plus quel nom il faut mettre sur la crise de l’agriculture. On sera toujours à son côté, aux côtés des agriculteurs. On construit un plan de développement qui va s’appuyer sur les audits.
Il faut de la recherche, de l’innovation. Mais au démarrage de ce quinquennat, il faut se dire qu’il faut renverser les choses, pour que les agriculteurs vivent de leur travail. Ce n’est pas avec des rustines qu’il faut agir. Il faut les suivre, avec des aides, certes, avec la valorisation des circuits courts. C’est l’Etat qui doit siffler la fin de la partie actuelle.
Les agriculteurs sont dans une situation d’effroi. La Région amène son dû. C’est 50% de plus que la somme que les départements mettaient».
Concernant la transition énergétique, qui sera au programme vendredi, la Présidente se veut pragmatique : «Nous aurons un débat, avec le rapport que nous avons produit. Il faut que ce soit transversal et que ça touche toutes les politiques. On ne la réussira pas sans les citoyens et sans les territoires. Oui la Région doit être à la manœuvre.
Il faudra que tous les projets s’appuient sur la transition énergétique. Ce n’est peut être pas une priorité originale. Mais en Bourgogne – Franche-Comté, je veux un fil rouge conducteur.
Il faut que chacun prenne conscience que c’est son affaire à lui».
Programme chargé donc jeudi et vendredi, avec aussi un débat et des propositions pour les aéroport. Avec des évidences : «Dole Jura ce sont des lignes régulières. Et puis, Saint-Yan que bien peu connaissent, c’est la plus grande école d’aviation civile de France et peut-être même d’Europe», n’a pas manqué de rappeler Michel Neugnot. C’est à l’issue de la présentation du rapport, avec trois scénarios que Marie-Guite Dufay fera part de son choix.

Alain BOLLERY
et Nicolas RICHOFFER

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