Chalon sur Saône

Et si les hospitaliers appliquaient strictement le protocole de l'établissement ?

A l'invitation de la CGT et de FO, une assemblée générale était organisée ce mardi après-midi dans le self de l'hôpital de Chalon sur Saône. L'occasion de faire un point face à ce que certains considèrent comme le "mutisme" de la direction de l'hôpital William Morey.

Après le coup de sang de centaines d'agents hospitaliers il y a quelques semaines, n'allez pas croire que la situation sociale s'est apaisée au sein de l'hôpital William Morey et de ses antennes en qualité de site pivot du Groupement Hospitalier de Territoire, bien au contraire. Les témoignages affluent chaque jour qui passe face à la désespérance d'une situation qui ne fait que s'envenimer à l'image de cet exemple en provenance des EHPAD de Chalon sur Saône dénonçant les conditions de travail. Ce matin, c'est un CTE qui a été invalidé, faute de quorum réuni, malgré la participation de la CFDT au grand dam des organisations syndicales, qui n'ont pas hésité longtemps à fustiger le comportement de leurs homologues syndiqués. 

En présence de près de 150 hospitaliers dont un certain nombre de cadres de santé, la question a été posée sur la suite à donner au mouvement, alors qu'un témoignage audio du management de l'actuelle directrice chalonnaise alors qu'elle pilotait le centre hospitalier de Vitry le François est venu définitivement plomber l'ambiance. 

Sur proposition du représentant syndical FO, les participants à l'AG du jour ont validé plusieurs points et notamment celui d'appliquer à la lettre le protocole d'accord au sein de l'hôpital William Morey. "Si vous devez être à 7h en poste, c'est à 7H devant la pointeuse pas 7h dans le service, et inversement si vous sortez à 15H devant la pointeuse, habillé prêt à partir. Terminé les rappels alors que vous êtes en repos. Appliquez l'accord, respectez le cadre légal et vous verrez !".

Fin des formations obligatoires, fin des réunions, respect des horaires, refus des changements d'horaires...

Le rapport de force a été clairement décrété ce mardi après-midi face au comportement de la direction de l'hôpital appelant chacun à mettre fin à un comportement trop volontaire. Un mouvement de fond qui risque d'entraîner toujours plus de tensions et d'un apaisement improbable au regard du contexte. Alain Challot, délégué CGT a rappelé aux participants, "on ne prendra pas de décision sans que cela n'émane de vous". 

A l'unanimité, les participants de l'AG ont choisi d'interrompre les formations, de mettre fin à toute participation à des réunions au sein de l'établissement, de respecter scrupuleusement les horaires fixés par le protocole d'établissement, de refuser le rappel des agents en repos, de refuser les changements d'horaires. C'est dire que le bras de fer risque de s'intensifier alors que le prochain conseil de surveillance est fixé au 17 décembre prochain. 

Sans un apaisement fort porté par Christine Ungerer, on voit mal comment la sortie de crise pourrait pointer le bout de son nez en l'état actuel des choses. 

Laurent Guillaumé

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