Chalon sur Saône

Pas d'expulsion au commissariat de Chalon-sur-Saône

Hier, il a été question de l'expulsion imminente d'une mère isolée et ses enfants vers leur pays d'origine, en fait une simple garde à vue. Plus de détails avec Info Chalon.

Mercredi, à 14 heures 30, une conférence de presse des accompagnants, soutenus par de nombreuses associations de solidarité et d'aide aux immigrés, avait eu lieu devant le commissariat de police de Chalon-sur-Saône, alertant les  médias locaux de l'imminence de l'expulsion d'une mère isolée, Gina W., ressortissante de République Démocratique du Congo, vers son pays d'origine.


Il s'avère qu'il en était tout autre...


Nos confrères ayant déjà rectifié la situation dans leurs colonnes respectives, il est temps pour Info Chalon d'en faire de même, en nous excusant auprès de nos lecteurs.


Arrivée en France, en juin 2013, suite à l'arrestation de son mari, opposant politique au régime de Joseph Kabila, en 2012, et pour lequel Gina est sans nouvelle, cette dernière a vécu, avec ses jumelles, un an à Paris puis deux ans à l'ADOMA (ex-SONACOTRA) de Digoin avant celui de Chalon-sur-Saône où elle vit depuis.


Déboutée du droit d'asile, pour insuffisances de preuves, après convocation au commissariat, Gina devait se présenter avec les enfants et le passeport d'un entre eux, des «éléments» importants à fournir pour la sous-préfecture afin de «la reconduire à la frontière», peut-on lire chez nos confrères de la presse papier.Or, elle venue sans les enfants qui étaient en sortie scolaire.


Elle devait se voir signifier une prolongation d'assignation à résidence. Une «situation inédite», selon une accompagnante interrogée, ce matin, aux abords du commissariat.


Gina a été maintenue en garde à vue de 10 heures 30 à 16 heures 30. Durant ce laps de temps, elle a été emmenée au Centre Hospitalier (CH) de Chalon-sur-Saône William Morey afin d'être examinée.


Pour l'heure, il ne s'agissait donc pas d'une expulsion comme il nous avait été rapporté précédemment.


Les soutiens à Gina, réagissant à l'article paru dans la presse papier, soulignent «des contradictions entre le commissariat et la sous-préfecture». Si pour l'heure, Gina, bien que fatiguée, est libre et ne préférant pas s'exprimer sur le sujet, pour les accompagnants, il n'est pas question de se réjouir pour autant.


«Les déclarations du sous-préfét sont assez explicites», nous dit un accompagnant. Les services de l'Etat n'ont pas souhaité réagir. 


Info Chalon vous tiendra informés de la suite des événements.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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