Chalon sur Saône

CONSEIL MUNICIPAL - Majorité et opposition unis autour du dossier de l'hôpital de Chalon sur Saône

L'hôpital et son personnel sont des biens communs et ce jeudi soir, ils l'ont encore démontré en marquant une nouvelle unanimité du conseil municipal bien loin des querelles politiciennes.

Le voeu porté par Chalon Autrement a trouvé un large écho auprès de Gilles Platret et de sa majorité, qui a proposé d'adosser le sien à celui de l'opposition. Un voeu unique qui sera présenté également ce vendredi à l'occasion du conseil de surveillance de l'hôpital William Morey. Nathalie Leblanc  a appelé quant à elle à "dépasser les clivages politiciens et défendre notre hôpital. Il s'agit d'unir nos forces".  Le voeu a été adopté à l'unanimité au terme du conseil municipal.

Laurent Guillaumé 

 

Le voeu de Chalon Autrement lu par Gilles Platret 

"Depuis plusieurs mois, les grèves se multiplient dans les services des urgences partout en France.
Particulièrement suivi en Saône-et-Loire, le mouvement s’est étendu à tous les établissements du département.
L’hôpital de notre ville Chalon-sur-Saône n’est pas épargné et a même été précurseur dans ce mouvement.

L’ampleur de la mobilisation est à la hauteur du malaise qui saisit l’hôpital public et résulte de plusieurs faits : manque chronique de personnel soignant, fermetures de lits, heures supplémentaires non- payées, pauses repas supprimées, ainsi que la non prise en compte de la polyvalence des soignants, spécificité du travail aux urgences.

A cela s’ajoutent le refus d’autoriser l’angioplastie-coronaire à Chalon-sur-Saône, la fermeture de la chirurgie à Montceau-les-Mines ou le manque d’écoute des personnels par la Direction et l’Agence Régionale de Santé.

Ainsi, l’hôpital public est administré selon une logique uniquement comptable où le montant des économies l’emporte sur toute autre considération : qualité des soins prodigués, bien-être des soignants, etc.

Les professionnels de santé sont fragilisés dans l’exercice même de leurs missions en les contraignant à effectuer un volume d’actes toujours plus important dans un délai toujours plus réduit. Cette méthode met l’ensemble de l’hôpital public en souffrance : patients et soignants.
Ils ne peuvent pourtant plus servir de variable d’ajustement de notre système de santé. Le service des urgences chalonnais ne pourrait fonctionner 24h sur 24, 365 jours par an sans l’incroyable dévouement de ces hommes et femmes – infirmier.e.s, aides- soignant.e.s, brancardier.e.s, personnels techniques – qui se battent au quotidien pour le service public.

C’est pourquoi nous dénonçons les méthodes employées pour réquisitionner le personnel et demandons plutôt à Madame la Ministre de la Santé d’entendre la souffrance de ces agents épuisés, au bord de la rupture. Les dernières annonces gouvernementales, tant budgétaires qu’organisationnelles, ne sont à la hauteur ni des enjeux ni des besoins.

Ainsi, conscients du profond mal-être du personnel hospitalier et inquiets pour l’avenir de notre hôpital public, nous, élus municipaux, soutenons sans réserve cette mobilisation et appelons à une réorientation majeure de la politique de santé sur notre territoire. Sans des moyens financiers et humains suffisants, sans une offre de soins coordonnée et renforcée, les problèmes structurels qui touchent les urgences et l’hôpital public en général ne pourront être résolus."

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