Cinéma

Salle comble au Mégarama Axel pour le documentaire sur Éric Clapton

Lundi soir, au Mégarama Axel de Chalon-sur-Saône, il y avait du monde pour «Eric Clapton : Life in 12 bars», le documentaire proposé par La Bobine, l'association chalonnais pour le cinéma, en partenariat avec le festival Les Musicaves qui a lieu en ce moment et ce jusqu'à dimanche. Plus de détails avec Info Chalon.

À 19 heures 30, il y avait du monde au guichet du Mégarama Axel, situé au 67 Rue Gloriette, à Chalon-sur-Saône. La Bobine, l'association chalonnaise pour le cinéma, en partenariat avec le festival Les Musicaves, proposait «Eric Clapton : Life in 12 bars»,un documentaire en VOST,réalisé par Lili Fini Zanuck et d'une durée de 2 heures 14 minutes, sur ce monstre sacré du Blues et du Rock.


Légende vivante de la musique, Éric Clapton est une véritable icône pour des millions de gens qui a traversé les décennies, connaissant gloire et succession d'épreuves. Malgré sa pudeur, il se livre pour la première fois sur l'ensemble de sa vie, y compris les drames les plus intimes. Mêlant archives personnelles, performances rares et témoignages inédits (B.B King, Georges Harrison, Pattie Boyd, Bob Dylan, Ahmet Ertegan ou Steven Windwood pour ne citer qu'eux), ce documentaire retrace la destinée emblématique de celui que l'on appelle «GOD» («DIEU» dans la langue de Shakespeare).


Éric Clapton, entre trois fois au Rock and Roll of Fame * et avec 18 Grammy Awards à son actif, reste à 73 ans une référence absolue de la guitare, même s'il a quasiment arrêté de donner des concerts. Sa carrière a débuté alors qu'il était encore adolescent, au tout début des années 60, et qu'il venait d'apprendre que sa grande sœur, âgée de 16 ans de plus que lui, était en réalité sa mère, qui refusera toujours de s'occuper de lui. Un traumatisme qu'il traînera toute sa vie et qui le conduira rapidement à s'exprimer via un instrument, la guitare et via une musique, le blues.


Peu séduit par l'idée d'une biographie effectuée post-mortem et sans son aval, Éric Clapton préfère laisser ce soin à son amie Lili Fini Zanuck, réalisatrice de «Rsuh», dont il avait signé la musique. La réalisatrice américaine tiré de Clapton des confessions poignantes où il s'exprime sans détours sur l'abandon de sa mère mais aussi sur ses rapports complexes avec les femmes, sa toxicomanie ou son alcoolisme chronique durant toutes les années 70. Le tout entrecoupé de multiples séquences d'époque et de nombreux extraits de concerts mythiques.


Cette histoire hors du commun brille d'un bel éclat d'authencité. Ce documentaire touchera assurément l'ensemble de celles et ceux qui connaissent moins cet interprète virtuose dont l'introspection et la lucidité apportent une densité émotionnelle inhabituelle.


Le documentaire était présenté par Janick Leconte aux côtés de Philippe Perrousset, à l'origine du festival des Musicaves, et 132 personnes ont assisté à cette séance unique laquelle a su drainer un public dépassant le cercle des habitués.


Prochain film proposé par l'association des mordus de 7ème, un film allemand réalisé par Eva Trobisch, «Comme si de rien était» (2019), traitant de la violence ordinaire faite aux femmes. Quant à la programmation des Musicaves, vous pouvez la retrouver sur lesmusicaves.fr, le festival qui en est à sa 22ème édition, a lieu jusqu'au dimanche 30 juin.

 


* Musée à Cleveland, dans l'État américain de l'Ohio, et qui renferme une documentation complète sur l'histoire du rock. Les personnes sélectionnées pour le « Panthéon du Rock » sont honorées dans un espace qui leur est spécialement consacré au sein même de cette institution ouverte en 1995.

 

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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