Châtenoy le Royal

19 mars 1962 : Cessez-le-feu en Algérie

La France commémore solennellement la Journée Nationale du Souvenir et du recueillement ce 19 mars 2018 pour le 56e anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie.

Faut-il encore une fois rappeler que la Guerre d’Algérie a été une page dramatique de l’Histoire de notre Pays, la France. Une France a qui l’on peut reprocher, souvent sans connaître le fondement, son coté « colonialiste », voire même portée au pilori des exactions, dont il ne faut pas nier l’existence, mais aussi penser qu’une guerre reste une guerre et que ce sentiment agressif s’adresse tout aussi à la partie ennemie. Dans une guerre se sont des ennemis qui s’affrontent !

Loin de toute apologie de la guerre, il faut prendre conscience des faits, des embuscades, des opérations menées, des recherches de renseignements, voire d’un putsch compromis, pour permettre un « calme illusoire » sur le terrain, un terrain ou l’armée française se devait d’être dans ces trois départements français qu’étaient Alger, Constantine et Oran, sans compter cet immense Sahara (pétrolifère).

Une époque ou un certain Charles de Gaule, président du Conseil, lancera en 1958 « De Dunkerque à Tamanrasset », sorte de francisation du territoire algérien, tout en mettant en parallèle l’autodétermination du peuple algérien. Paradoxe gaullien qui, aujourd’hui, résonne encore dans la tête des appelés, rappelés, engagés qui ont vécu militairement, dans leur corps et dans leur coeur, ce conflit algérien qui, non sans mal, est et restera désormais dans l’Histoire de France comme étant « La Guerre d’Algérie ».

Pour l’avoir entendu ou lu, il semblerait encore aujourd’hui que certains veuillent considérer que cette Guerre d’Algérie, avec ses 30000 morts, soit un fait divers parmi tant d’autres. C’est un véritable manque de respect au regard de ces jeunes de 20 ans, partis là-bas en Afrique du Nord pour défendre avant tout l’intérêt de la France, afin d’assurer la liberté de tous ceux, arabes, juifs ou chrétiens, vivant sur cette terre algérienne depuis des siècles.

Une génération du feu qu’il ne faut pas oublier et qui, Elle, sait respecter le sens du Souvenir des ses Anciens morts au Front des Guerres de 1914-1918 ou de 1939-1945.

N’oublions pas ces Anciens Combattants pour ce qu’ils ont donné afin de permettre à la France de faire son devoir, là-bas, durant cette Guerre qui dura de 1956 à 1962. Ne pas les oublier c’est les reconnaître comme tels au niveau de l’Etat; au niveau de toutes les collectivités. Cette Journée Nationale du Souvenir et du Recueillement du 19 Mars est là pour cela, n’en déplaise à certains, mais elle doit être cette journée du respect de la part de tous.

JC Reynaud

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