Châtenoy le Royal

Jean-Louis Diard, la passion au bout des doigts et des yeux !

Membre et vice-président du Club de Modélisme Naval de Châtenoy-le-Royal, ce fils de marin voue une vraie passion pour les maquettes de bateaux, mais aussi pour le film et la vidéo.

Quand vous rentrez chez Jean-Louis Diard vous avez bien évidemment en priorité les sourires du maitre des lieux et de son épouse, mais vous êtes tout de suite dans l’ambiance du maquettiste « amateur » comme il tient à préciser.
Vous entrez dans un univers ou les maquettes de toutes tailles prônent dans toutes les pièces, du sous-sol au grenier et dans le garage. A tel point que la maitresse de maison se réfugie dans une pièce servant de bureau, pendant que Monsieur « squatte » la table de la salle à manger ou trône la dernière maquette en construction, « le Gavrinis », bâtiment des Phares et Balises, dernier né de la flotte.

De père en fils !

Une passion qui aujourd’hui se conçoit dans la précision des pièces et par conséquent des gestes. La telle maquette en cours permet de se rendre compte que le travail est identique à celui d’un constructeur de marine, en format réduit s’entend. Un travail d’artiste et d’ajustage ou rien ne doit être mis de coté, Jean-Louis Diard travaille avec des plans réels qu’il a pu obtenir grâce à se connaissances dans le milieu maritime et le soutien des Phares et Balises.
Ancien technicien dans une entreprise chalonnaise de matériel électrique de puissance (SATEL), aujourd’hui disparu du parc industriel chalonnais, notre maquettiste, fils de marin embarqué dans la Marine de guerre, est âgé de 67 ans et occupe sa retraite : « comme d’autres jouent aux boules ou vont boire un coup au bistrot » se plait-il à dire.
Sa passion il a commencé à la partager en construisant l’un des bateaux ou son père était embarqué, le Foch. Puis en 1998 il s’est attaqué à d’autres modèles allant du 1/100e au 1/30e, tout en spécialisant surtout sur les bateaux de travail du type remorqueurs de haute mer comme l’Abeille Bourbon ou les bateaux servant à l’entretien des phares et des balises.

Une collection de 29 pièces.

Aujourd’hui il présente un catalogue de 29 maquettes dont « le France », « le Richelieu » ou encore le méthanier « Jules Verne », dernier navire sur lequel son père était embarqué.
Quand on lui demande le coût et le temps passé, sa réponse est très claire : «  Le cout moyen d’un maquette est de 250 € environ et il faut compter deux ans de travail. Vous allez boire un café au bistrot tous les matins cela revient plus cher ! » dit-il avec un large sourire.

Caméra au poing

Ajoutez à cela que Jean-Louis Diard ne peut sortir de chez lui qu’avec sa caméra au poing, pour filmer entre autres les activités du Club de Modélisme Naval Châtenoyen, que préside son ami Jean-Charles Neel, ce qu’il a fait lors de l’Assemblée Générale récente du 19 janvier 2019, dans des locaux aux Rotondes, mis à disposition des maquettistes et que beaucoup d’associations châtenoyennes peuvent envier.
Chaque sortie de Club est ensuite « montée » pour faire un film diffusé sur le nouveau site WEB https://cmne.jimdo.com ou encore sur « YouTube CMNC71 ».
Une bien belle passion qui mériterait de faire à elle seule une exposition, sachant qu’il faut transporter chaque pièce. C’est un vrai régal des yeux tellement la précision de la reproduction est là.

JC Reynaud

Une dernière création de Jean-Louis Diard : une Armada qui flotte dans son lavabo : un pousseur de bois canadien et un transporteur de container portuaire.

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