Opinion

Grèves : la CPME demande au gouvernement de prendre des mesures pour ne pas laisser s’installer la pagaille

Cela fait maintenant plus d’un mois que la SNCF et la RATP ne sont plus en capacité d’assurer normalement la mission de service public qui est la leur. Le secteur aérien pourrait suivre et des menaces de blocage pèsent sur les raffineries tandis que des coupures d’électricité ne sont pas à exclure. 

 

« Il n’est pas acceptable, réagit Jean VIENT – Président de la première Organisation représentative des dirigeants de TPE-PME de Saône-et-Loire-, ni pour les salariés ni pour nos entreprises qui, pour certaines d’entre elles, sont sévèrement impactées, de démarrer l’année dans ces conditions.

 

Si la grève est un droit, la liberté de circuler et de travailler librement doivent également être assurées. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, notamment dans la région capitale ».

 

« Au-delà des simples déclarations, poursuit-il, il est maintenant temps pour le gouvernement d’agir et de prendre les mesures qui s’imposent pour ne pas laisser s’installer la pagaille orchestrée par une minorité.

 

Les mesures d’aides aux entreprises en difficulté sont indispensables mais ne sont plus suffisantes ».

 

« Dans ce contexte, rappelle le président Jean VIENT, et à la veille d’une semaine décisive, la CPME tient également à réaffirmer sa position globale sur la réforme :

 Communiqué de presse

 

Le statu quo n’est pas une option. Au vu de l’équilibre démographique d’une part et de la situation financière d’autre part, ceux qui bénéficient de régimes spéciaux particulièrement avantageux par rapport au secteur privé, doivent comprendre que cette iniquité ne peut perdurer.

 

Certes, explique-t-il, nous n’échapperons pas au fait de travailler plus longtemps, mais nous refuserons tout marchandage constituant une forme de retour en arrière par exemple sur les critères de pénibilité au travail.

Nous n’accepterons pas non plus que petit à petit le secteur privé reste le seul véritablement concerné par une réforme qui perdrait son sens et son utilité. A cet égard, il est souhaitable d’apporter des réponses aux légitimes inquiétudes des professions libérales et des indépendants ».

 

« En tant que gestionnaires des régimes complémentaires, conclut Jean VIENT, les partenaires sociaux ont démontré leur capacité à prendre les mesures nécessaires. Il est indispensable que le gouvernement leur fasse confiance pour parvenir à l’équilibre financier, en leur laissant le temps utile. La réforme des retraites doit être l’occasion d’installer un nouveau paritarisme responsable et efficace que la CPME appelle de ses vœux depuis plusieurs mois ».