Culture

MUSICAVES DE GIVRY 2018 : Le quadruple remède proposé par Lolomis aux musicavistes a fait fureur

Vendredi soir, au Domaine Besson, deux concerts hors du commun ont eu lieu : celui de La Baronne et celui d’un l’objet musical toujours pas identifié : Lolomis. Le retour d’info-chalon.com

Info-chalon.com vous en en avait touché quelques mots (Lire ), malgré les apparences, il reste délicat de qualifier la musique des quatre musiciens qui composent Lolomis. Une chose est sûre néanmoins : ce qu’ils font est bon, très bon même. Mais ce qu’ils enregistrent sur CD n’a rien à voir avec ce dont ils sont capables en concert – ou « en live », comme on dit pour faire style –, qui est encore meilleur, de nature à susciter des transes semblables à celles que l’on peut expérimenter quand on fume un bon [censuré] ou que l’on ingère de [censuré] bien préparé, c’est-à-dire tout le contraire de ce qui a irrémédiablement cramé la cervelle de cette comète du rock psychédélique que fut l’immense Syd Barrett.

Sur scène, le flûtiste (ou le dieu Pan en personne, c’est à s’y méprendre) comme la chanteuse virevoltent, bougent et tournoient comme le faisaient certaines tribus indiennes d’Amérique du Nord, avant que la clique de fanatisés du May Flower n’ouvre le bal de leur extermination. Ou comme certaines peuplades qu’ils ressuscitent par leurs chansons le faisaient peut-être, avant que le christianisme ne balaye d’un revers de main dédaigneux leurs coutumes « païennes » pour imposer à toute l’Europe le besoin de se sentir coupable d’être en vie ou de craindre la colère vengeresse de ce qui demeure à ce jour une simple hypothèse : le Dieu Unique.

Ils le font avec une telle joie de vivre, avec une telle passion, que même les musiques funèbres grecques, avec eux, deviennent gaies. Ils le font si bien que même la camarde ne fait plus peur.

Et lorsque l’on ressort de leur concert, plus impressionnés que choqués, plus admiratifs que perplexes, on n’a qu’une envie, vraiment : celle de vivre chaque instant comme si celui devait être le dernier.

Bien sûr, il y aura toujours des grincheux pour s’offusquer d’une telle joie de vivre, de l’intarissable source de vie que paraît être Lolomis. Mais ce n’est pas du côté d’info-chalon.com qu’il faudra les chercher. Et si Nietzsche, intime de Dyonisos et d'Appolon quand il avait encore mal aux dents, était toujours de ce monde, gageons qu’il adorerait. A juste titre.

Samuel Bon

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