Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - Sans permis et en état de récidive, il est pris en flagrant délit au volant et sous alcool

Hier, mercredi 2 octobre en fin de matinée, une jeune femme fiche le bronx dans les locaux de la Sauvegarde à Louhans. On appelle les gendarmes. Ceux-ci apprennent que le petit copain de la fille n’est pas loin, on va le chercher, voir si des fois il pourrait l’apaiser.

Or, J.  est au volant d’une Opel alors qu’il n’a pas de permis, il a 1.4 gramme d’alcool par litre de sang et il est en état de récidive légale : on l’a jugé ce jeudi 3 octobre en comparution immédiate.

A-t-il quelque chose à dire sur les faits ? « Non, rien. » Ah si, il veut préciser qu’« avant je buvais beaucoup, et maintenant de moins en moins, mais là j’avais fait la fête, et c’est mal tombé », et puis qu’il avait « conduit 10 minutes ». La juge lui oppose qu’il avait bu 2 bières ce matin-là, et que conduire sans permis, c’est interdit. Il a 27 ans et 6 condamnations à son casier dont 2 pour conduite sous l’empire de l’alcool. Il assure au tribunal que si, si, passer le permis « est une priorité, mais faut avoir les moyens » et les moyens, lui, il ne les a pas.

Depuis le temps qu’il boit, qu’a-t-il fait comme démarches pour arrêter ? « Je suis allé au KAIRN, ils m’ont donné des médicaments. – Vous prenez donc un traitement ? – Non, j’ai arrêté. – Pourquoi ? – Je voulais un vrai truc, aller à Sevrey ». Il voulait « un vrai truc », c’est-à-dire des soins ? « Oui, c’est ça que je veux, moi. » Il était incarcéré l’an dernier, d’août 2018 à février 2019. Il en a fait quelque chose ? Il dit qu’il y a vu un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, et qu’ils ont mis en place son inscription à pôle emploi et ses rendez-vous au KAIRN. Il touche le RSA.

« La prison, vous en tirez quoi ? – C’est-à-dire ? – C’est-à-dire que vous êtes dans le box, et que vous pourriez y retourner, là. – Moi je veux me faire soigner, rien d’autre. » Christel Benedetti, substitut du procureur requiert 12 mois de prison dont 4 seraient assortis d’un sursis mis à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins, de travailler, de passer son permis. Interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant 1 ans. Maître Perrachon plaide en faveur du sursis mis à l’épreuve, souligne que ce jeune homme a « un entourage nocif », puisque sa compagne boit aussi, et les potes avec.

Le tribunal condamne J. X. à 10 mois de prison dont 4 mois sont assortis d’un sursis mis à l’épreuve de 2 ans, avec obligations de soins, de travailler et de passer le permis de conduire. Il a l’interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant 6 mois. La voiture est confisquée. Pour les 6 mois de prison ferme, le tribunal décerne mandat de dépôt : il part direct pour le centre pénitentiaire.

Florence Saint-Arroman

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