Givry

Michael Cannet, cet artiste polymorphe aux dents longues...

Avec lui c’est du trois en un. Michael Cannet a la faculté d’être tour à tour, et avec un égal bonheur, chanteur, peintre, magicien. Mais, à bien y regarder, s’il devait effectuer un choix prépondérant pour la suite de sa carrière artistique, c’est sans conteste le chanteur de variété qu’il privilégierait. A cet égard ses aptitudes sont à des années-lumière de la corrosion, sa marge de manœuvre l’autorisant à caresser des rêves…qui ne demandent qu’à s’extirper de leur condition limitative pour endosser de resplendissants habits de lumière.

Johnny, un phare

S’estimant sous-exploité, le natif du Creusot qui a commencé par quelques incursions dans le mannequinat, en a encore sous des cordes vocales suggestives. « A l’origine mon père chantait dans les bals. J’ai grandi baigné dans ce milieu-là. J’ai été conçu sur du Johnny, je l’entendais dans le ventre de ma mère, je n’écoutais que ça en boucle ! », fait-il savoir de but en blanc. Lors du Festival international du film policier de Beaune du mois d’avril 2014, il eut l’opportunité de rencontrer notre rocker national afin de lui remettre de la main à la main son portrait, criant de vérité. « Je respecte le grand bonhomme, mais je suis l’inverse de ses débauches », glisse-t-il avec le franc-parler qui le caractérise. Celui qui, plus jeune, avait des airs de ressemblance avec James Dean, a participé à des concours de chant locaux à ses débuts, en remportant certains. Puis en 1991 il est passé un cran au-dessus à l’âge de 20 ans, avec l’enregistrement en studio de deux chansons écrites par Marc Meunier, cousin de Florent Pagny. Le quadragénaire a aussi la faculté de se métamorphoser en imitateur, empruntant ainsi le timbre de voix de Johnny, Sardou, « Cloclo », Eddy Mitchell…Michael Cannet s’est souvent produit lors de soirées privées, il a de surcroît confectionné des costumes de scène. A l’heure actuelle il propose à qui veut bien l’entendre, un spectacle divisé en deux parties : un set de 40 minutes sur l’Histoire de la musique, et un autre d’une durée identique, consacré à Johnny (une rétrospective du Johnny d’avant, des années 60). « Dans mes spectacles mes fans sont des fans de Johnny. Dans l’idéal j’aimerais faire un truc avec lui, assurer sa première partie par exemple. » Michael Cannet ne sait plus trop à quel saint se vouer quant à une reconnaissance accrue. « Je souhaite être plus connu, même sur Chalon. Je ne sais plus quoi faire ! Que les gens aillent voir sur Facebook Michael Cannet », incite-t-il.

 

Du pinceau au tutoiement des forces invisibles il n’y a qu’un pas, aisément franchi

Dans sa panoplie, il y a la peinture, préférentiellement figurative, débordant parfois sur l’abstraction. Et bon sang ne saurait mentir, puisque « mon père peignait également. Jusqu’à mes 21 ans je n’ai quasiment pas peint, je n’éprouvais pas d’attirance particulière. J’aime bien le XVIIème siècle et le courant impressionniste.» Il utilise tous les procédés (aquarelle, huile, etc.) en vigueur, et fait en sorte que le résultat soit à la hauteur de ses espérances. Sa première exposition a été accueillie par la Galerie du Chatelet à Chalon-sur-Saône. C’était en 1995. Après, Michael a confronté ses capacités à celles des autres concurrents à la faveur de nombreux concours de peinture. Il a obtenu à trente reprises le premier prix (à peu près une fois sur deux), décrochant aussi la timbale en Provence en 2000. Michael Cannet a même fabriqué sa propre couleur, formulée de cette façon : « Ocres de Bourgogne » ! Sa dextérité s’applique par ailleurs à la magie aux tables (du close-up), des tours de passe-passe qui laissent médusés ses spectateurs des soirées privées. Que ce soit pour le chant ou la peinture, Michael est passé dans une dizaine d’émissions de télévision, sur YouTube une vidéo le montre en train de mener à bien la réalisation d’un tableau en une minute chrono ! « Je suis devenu en gros un personnage médiatique. Je suis extrêmement polyvalent, j’ai entre autres été présentateur pour des élections de miss. » Oui, mais voilà, si charbonnier avait l’heureuse idée d’être maître chez soi à un degré accentué, et hors de son pré carré, ce ne serait pas pour lui déplaire…

                                                                                                             Michel Poiriault

                                                                                                             poiriault.michel@wanadoo.fr

          

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