Givry

MUSICAVES DE GIVRY 2018 : Avec Anne Niepold & le Quatuor Alfama, ne rêvez plus seulement d'un autre monde. Visitez-le !

Choisir d’assister au concert d’Anne Niepold & le Quatuor Alfama, le samedi 30 juin, à l’église de Poncey, revient en quelque sorte à prendre un billet simple pour un autre monde. Oserez-vous tenter l’expérience ?

Au risque de se répéter, ce que l’on appelle communément la « musique classique » n’est pas nécessairement quelque chose d’ennuyeux, soporifique, réservé à un public de la même trempe.

Dans le même ordre idée, toute formation musicale ayant recours à des instruments sortant de l’ordinaire afin de provoquer une vibration de l’air se propageant sous forme d'ondes longitudinales grâce à la déformation élastique de celui-ci (le son), n’est pas forcément à tenir à bonne distance de nos tympans. Pour s’en convaincre, il n’est qu’à laisser traîner ses oreilles du côté de ce que jouent Anne Niepold et le Quatuor Alfama. Certes, la présence d’un accordéon diatonique, dont les sonorités ne sont pas sans vous propulser ipso facto du côté des Ogres de Barback, n’est peut-être pas pour rien dans le fait que leur musique nous attire comme papillons autour d’une ampoule un soir d’été, voire comme politiciens voyant passer à proximité d’eux un appareil photo ou une caméra. Peut-être, aussi, que leur tendance à reprendre des ritournelles que, tous, à un moment ou un autre (sous la douche, en marchant), nous fredonnons sans même plus nous en rendre compte, donne plus spontanément envie de les écouter. Pour autant, en dehors de cet instrument « populaire » par excellence que triture allégrement Anne Niepold et du répertoire dans lequel elle et ses comparses puisent, la musique qu’ils font est digne des conservatoires les plus en vue (écouter ICI).

Cela dit, en réconciliant la maîtrise parfaite d’instruments prestigieux et ces rengaines qu’on ne présente plus tellement elles font partie du patrimoine musical de tout un chacun, tout en leur donnant une nouvelle vie, Anne Niepold & le Quatuor Alfama ne réduisent pas seulement en cendre le cliché selon la « musique classique », c’est aussi prou-prout que bou-bourges, donc à fuir sans autre forme de procès. En effet, les écouter, c’est à la fois expérimenter ce que Marcel Proust écrivait à propos d’une certaine madeleine désormais bien connue. C'est plus fondamentalement prendre un aller simple vers un autre monde. Un monde, loin, très loin de celui, agité et parfois oppressant, dans lequel nous pataugeons tant bien que mal au quotidien.

Vous ne me croyez pas ? Alors faîtes-vous une idée par vous-même en venant écouter le samedi 30 juin, dans l’église de Poncey, à partir de 17 heures.

Samuel Bon

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