Grand Chalon

Nicolas Portier et Sébastien Martin pointent la "démagogie du gouvernement sur la question du projet de loi Proximité et Engagement"

Le délégué Général de l'Assemblée des Communautés de France, Nicolas Portier, était l'invité du Grand Chalon ce samedi matin. Il lui appartenait de livrer son sentiment sur les réformes gouvernementales dans les cartons et visant les intercommunalités.

"30 ans d'intercommunalité, qu'est ce que ça à apporté, voilà le fond de la question et démonstration a été faite que les intercommunalités ont joué leurs rôles" précise aussitôt Nicolas Portier, invité par Sébastien Martin, Président du Grand Chalon, qui a exprimé devant les élus du Grand Chalon, le sentiment de l'association des Communautés de France. 

Présentée en juillet dernier en Conseil des Ministres, la future loi "Proximité et Engagement" suscite une forme d'indignation de la part des communautés de communes, alors que la loi initialement prévue pour s'attaquer à la question du statut de l'élu, consacre l'essentiel de sa surface d'expression sur son relationnel entre mairie et intercommunalité. Sébastien Martin n'a pas fait dans la dentelle, qualifiant la loi Engagement et Proximité, "de mauvaise loi. Les intercommunalités sont encore les bouc-émissaires, c'est détestable. De la pure démagogie du gouvernement" a lancé, le patron de l'intercommunalité chalonnaise. "On distille en permanence la défiance vis à vis des intercommunalités. On jette le bébé avec l'eau du bain" rajoute le Président du Grand Chalon, avec l'assentiment de Nicolas Portier, qui milite pour une vraie reconnaissance des intercommunalités. 

"Je me méfie toujours des lois trop bavardes"

"Ce n'est pas à la loi de dire comment ça fonctionne" lance Nicolas Portier, qui rappelle au passage les efforts entrepris depuis plusieurs années par les intercommunalités. "Oui on a rationnalisé et les dotations ont continué de baisser drastiquement alors que ce sont les communes et les intercommunalités qui ont participé le plus largement aux économies".

Sébastien Martin voit un vrai paradoxe, "entre celles et ceux qui veulent toujours moins d'administration et toujours plus de services publics".

"Les intercommunalités attendent du gouvernement de la stabilité"

"On a besoin de savoir où on va lorsqu'on débute un mandat. On demande ni plus ni moins de la stabilité administrative et fiscale et savoir quels sont nos leviers pour mener à bien les politiques publiques sur un territoire" avant d'évoquer les questions fiscales " il faut de la simplification et une ligne claire des financements. Communes et intercommunalités ont besoin de combiner un socle de recettes prévisibles et de garder sous la main un peu de fiscalité qui donne de la marge pour piloter des politiques publiques". 

Laurent Guillaumé 

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