Nord de l'agglomération

Retour en images sur la dictée du Rotary

Info Chalon s’en est déjà fait l’écho, la dictée du Rotary organisée samedi après-midi par le club Chalon Saint-Vincent, en partenariat avec la municipalité de Fragnes-La Loyère et avec le soutien de Bourgogne Papeterie, a connu un beau succès.

Ce sont en effet plus de soixante passionnés d’orthographe, dont quatre enfants, qui se sont retrouvés à la salle du Bicentenaire pour essayer de faire zéro faute.
Programmée sur le plan national, la dictée du Rotary a notamment pour objectif de sensibiliser la population à la réalité de l’illettrisme en France et à ses conséquences aussi bien sur l’illettré lui-même (en souffrance, il se sent exclu d’un système où tout repose sur la communication écrite et verbale), que sur le reste de la population (certains de ces exclus, rejetant le système, basculent dans  la délinquance). On appelle illettrisme la situation des personnes scolarisées n’ayant pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante. 3 millions de personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans résidant et scolarisée en France métropolitaine, sont en situation d’illettrisme. Pour les spécialistes tout se joue très tôt et c’est dès la classe de CP qu’est emprunté « le long couloir qui débouche sur l’illettrisme » : 90 % des enfants qui redoublent le cours préparatoire n’obtiendront jamais le baccalauréat général ou technologique. Près de 1,3 million de personnes occupant un emploi sont en situation d’illettrisme. Bien que n’empêchant pas l’exercice du métier, il peut être un facteur d’exclusion, car il ne permet plus de mobilité ou de trajectoire professionnelle.

« Le Monde de Narnia » et « Madame Bovary »

Deux textes ont été proposés aux participants. L’un lu par Mathilde Fichot, ancienne élève de l’école de Fragnes-La Loyère brillamment reçue au bac, et tiré d’un classique de la littérature anglo-saxonne pour enfants « Le Monde de Narnia » de C.S. Lewis. L’autre extrait de « Madame Bovary » de Gustave Flaubert, lu par Alain Gaudray, lequel pour la seconde année consécutive a joué le rôle de maître d’école. Rien à voir, comme ce dernier l’a précisé en préambule, avec la fameuse dictée de Mérimée pour laquelle Napoléon III aurait fait soixante-quinze fautes. Samedi à la salle du Bicentenaire, dont la scène avait été transformée en salle de classe d’autrefois grâce à la complicité du Musée de l’Ecole de Saint-Rémy, on a frôlé le sans faute, puisque les deux candidats les mieux classés, en l’occurrence deux dames, n’ont fait qu’une demi-faute. Bravo mesdames ! Et félicitations aussi à tous les autres, qui ont essayé d’éviter avec plus ou moins de réussite les pièges de la langue française.
A noter que l’inscription était gratuite mais que les participants, s’ils le souhaitaient, pouvaient faire un don au profit de deux ateliers de l’ASTI, qui luttent contre l’illettrisme : « Femmes du monde » et « Bienvenue en Français ».

Gabriel-Henri THEULOT

 

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