Opinion de gauche

L’annulation du CDEN est un signe que l’école de la confiance n’est pas en marche.

L’annulation du CDEN est un signe que l’école de la confiance n’est pas en marche. 

Les organisations syndicales et de parents d’élèves boycottent le Conseil départemental de l’éducation nationale qui devait se tenir aujourd’hui et notamment examiner le projet de carte scolaire. 

Les élu-e-s du Groupe gauche 71 s’associent à ce boycott. 

Si le travail de concertation sur la carte scolaire n’est pas remis en cause,  la non-tenue de cette instance  témoigne d’une défiance grandissante de la communauté éducative envers la loi du Ministre Blanquer et du Président Macron sur l’éducation. 

Où est l’ambition de mixité sociale quand ce texte entrevoit de mettre en œuvre des «  établissements publics internationaux », qui ne seront accessibles qu’aux élèves de territoires et de conditions favorisés ?   

Où est le choix de renforcer l’école publique quand la mesure de scolarisation de tous les enfants de 3 ans n’est en fait qu’un discret cadeau aux établissements privés, que les communes devront payer ? 

Où est la dimension inclusivede l’école pour les enfants en situation de handicap quand l’accompagnement deviendrait mutualisé, et limiterait le soutien de ce public ?  

Où sont les moyens nécessaires à des conditions d’enseignement du second degré équitables, quand le projet de loi déploie une volonté de mise en concurrence des établissements, des élèves et des territoires, par une autonomie renforcée ? 

Où est la prise en compte de l’intérêt de l’enfant dans la réforme des rythmes de vie ? 

La réflexion sur l’avenir de l’éducation aurait mérité une concertation ouverte et audacieuse mais le Ministre a choisi de présenter un projet sans ambition. Abrité sous des mesures techniques, celui-ci témoigne en réalité d’une vision archaïque du système éducatif, avec des mesures autoritaristes qui placent les enseignants sous la coupe d’injonctions pédagogiques. La droite sénatoriale a encore durci cette loi en y ajoutant ses vieux serpents de mer, comme la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme.

Elu-e-s d’un territoire où des établissements scolaires sont fragilisés par un sous dimensionnement des moyens d’encadrement, nous voulons réaffirmer que l’ambition des pouvoirs publics en matière d’éducation devrait avant tout viser à s’unir pour la réussite de tous les élèves, plutôt qu’à diviser.    

Les 26 élu-e-s du groupe gauche 71 au conseil départemental de Saône et Loire. 

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