Politique de droite

La fête départementale des Républicains de Saône et Loire autour de 150 militants et sympathisants

Petite rentrée politique pour le porte-parole de Laurent Wauquiez ce dimanche au Colisée. En dehors d'Arnaud Danjean, Marie Mercier ou encore Alain Joyandet, conseiller régional de Haute-Saône, les ténors politiques du département ont boudé le rendez-vous.

Le rendez-vous qui se voulait départemental, marquant la rentrée politique n'aura finalement pas marqué les esprits. Une logique presque immuable quelque soit les partis politiques qui sont confrontés à une tendance hémorragique depuis quelques années. Le maire de Chalon sur Saône a pu compter sur un petit vivier de militants et sympathisants, un rendez-vous à comparer aux 200 personnes réunies à Tournus il y a quelques jours pour les Marcheurs de Saône et Loire ou la centaine de personnes réunies par Charles Landre pour sa rentrée politique au Breuil il y a une quinzaine de jours. 

C'est dire l'ampleur de la méfiance citoyenne à l'égard des partis politiques sans distinction. En attendant, quelques militants des jeunes Républicains ont lancé la rentrée politique, évoquant "l'enseignement de la pornographie par Marlène Schiappa". Des propos portés devant la salle sans que finalement aucun élu n'ait le réflexe de les contredire. En aparté, Marie Mercier a livré son agacement, rappelant que "l’éducation à la sexualité est inscrite dans la législation depuis 2001". 

La présence d'Annie Genevard, députée du Doubs et candidate au perchoir avait donc une valeur toute symbolique ce dimanche, alors que sa candidature sera examinée ce lundi devant les parlementaires. Gilles Platret a profité de la tribune pour s'en prendre à la gestion d'Emmanuel Macron avec "un mirage macronien qui se dissipe" et "qui appelle à un devoir d'action, s'appuyant sur les propos de Gérard Collomb tenus il y a quelques jours sur le plateau de BFM, selon lesquels "le gouvernement manque d'humilité". 

"On ne peut se contenter de cette situation"

"On vote contre et les électeurs multiplient les déceptions avec cette logique du dégagisme" a lancé Gilles Platret, "il nous faut être en capacité d'être clairs avec ce que nous sommes idéologiquement sinon on manquera le coche avec le risque que notre famille loupe cette étape de formulation, ce travail qu'un homme seul ne peut faire dans son coin". 

"N'écoutez pas ceux qui vous disent qu'on est en train de se déchirer"

"Il y a du débat dans notre famille, et le moment du débat est fondamental" a rajouté Gilles Platret, histoire de mobiliser les troupes et de souffler le froid sur des querelles intestines, dont il aura bien du mal à masquer l'existence. Pire en extérieur, la ligne Wauquiez a du mal à conquérir les coeurs comme en atteste le sondage de l'Ifop pour le JDD publié ce dimanche. Le patron LR, élu triomphalement il y a quelques mois, arrivent lui derrière un certain nombre de personnalités de la droite française, y compris derrière Marine le Pen. C'est dire l'ampleur de la marche qu'il reste à parcourir pour lui et ses lieutenants face à une droite tentée par l'implosion. 

Gilles Platret candidat à sa succession départementale

Président départemental des Républicains, Gilles Platret a annoncé ce dimanche sa candidature à sa propre succession, après trois ans de gestion départementale. L'heure du bilan est venu pour un parti politique dont les effectifs ont fondu comme neige au soleil sur les dix dernières années. Pour le moment, aucun autre candidat ne s'est fait connaître mais il y a fort à parier que les divisions idéologiques internes pourraient susciter quelques velleités. 

"Il n'y pas de solutions en dehors d'un parti structuré"

Celle qui entend prendre le contrôle de l'Assemblée Nationale ce lundi, même si on voit mal comment la présidence de l'Assemblée Nationale pourrait échapper à Richard Ferrand, a rappelé "qu'il n'y a pas de salut en dehors d'un parti structuré". Un message subliminal adressé à celles et ceux tentés par des aventures personnelles, "mais il nous faut retrouver le goût du débat au sein de notre famille". Un message là aussi adressé à la tentation de la verticalité portée par Emmanuel Macron. "La République exemplaire à tous les étages a du plomb dans l'aile alors que le en-même temps, vous savez le fameux slogan, s'est fracassé avec Nicolas Hulot"

"on n'attend pas que Macron trébuche"

"Notre force, c'est que nous sommes un parti d'alternance, nous sommes le seul parti disposant de ressources permettnat l'alternance. En voyez-vous en un autre ?" a rappelé Annie Genevard avant de souligner "qu'il ne faut pas se louper sur les échéances européennes, qui donnera une lecture nationale pour les autres échéances".

Laurent Guillaumé 

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