Politique de droite

Charles Landre (LR) s'invite à l'élection du Président départemental du parti face à Gilles Platret

Jusqu'à lundi en début d'après-midi, le seul et unique candidat déclaré à sa propre succession était Gilles Platret, également porte-parole national de Laurent Wauquiez. L'annonce officielle de la candidature de Charles Landre est tombée quelques minutes avant la clôture officielle des inscriptions.

"Je suis candidat à la présidence départementale des Républicains.  Depuis la rentrée j'ai été sollicité par des élus et militants qui, sur toute la Saône-et-Loire ont souhaité me faire part de leur sentiment sur la vie de la fédération. Je les ai écouté et j'ai constaté que cela faisait écho à nombre de choses que je dis depuis 3 ans sur le fonctionnement interne de la fédération, et notamment sur le besoin de faire vivre le mouvement. Sans être candidat j’ai reçu les parrainages nécessaires" a livré Charles Landre, évoquant un nombre deux fois plus important de parrainages reçus sans avoir fait connaître ses intentions auprès des militants. Pour rappel chacun des candidats à la Présidence départementale LR, devait  se prévaloir de cinquante parrainages issus de trois circonscriptions du département. 

"Ma candidature est motivée par la conviction qu’il faut doter notre mouvement d’un fonctionnement local à la hauteur de l’énergie et de l’engagement que les militants y consacrent". Autre élément qui motive Charles Landre dans sa décision de concourrir face au Président départemental sortant, à savoir Gilles Platret, candidat à sa propre succession, "un mouvement politique doit évoluer, proposer, inventer, innover, générer le débat d’idées et rassembler le plus grand nombre. C’est l’ambition que j’ai pour la fédération. Un mouvement qui fasse émerger les talents, qui fasse confiance aux jeunes et qui porte nos idées sur tous les territoires. J'ai le plus grand respect pour tous ceux qui s'engagent et en premier lieu les adhérents. Un adhérent à une formation politique, c'est quelqu'un qui croit à des idées, qui souhaite qu'elles soient défendues, qui donne de son temps, de son énergie, de son argent, et qui souhaite participer à la vie du mouvement. Lorsqu'il ne se passe presque rien c'est qu'on le considère comme uniquement bon à payer sa cotisation".

Le désormais candidat mentionne un mouvement "devenu statique" qui ne se réunit pas et qui "fait fuir les talents. Tous ceux qui s'engagent, militants ou élus, avec courage sur toute la Saône-et-Loire, ont besoin de se rencontrer. Je crois au débat, surtout au sein d'une famille politique. Encore faut-il avoir l'envie et le courage de le susciter". Des critiques à peine voilées sur la manière dont le mouvement a été géré sous la présidence de Gilles Platret avec aucune réunion du bureau départemental en trois ans et une réunion du comité départemental sur ce même laps de temps.


"Il eut été confortable de ne rien faire. Mais je sais que beaucoup d'élus et de militants partagent ce constat et ont envie de faire bouger les lignes. Ils m'en ont fait part et j'ai considéré qu'il fallait porter cette voix. Charge à chacun de faire preuve de courage et de prendre ses responsabilités. J'ai toujours été guidé, depuis le début de mon engagement par la volonté de porter des démarches d'ouverture. C'est un long travail de rassemblement que nous devons mener. Il faut être lucide, les partis rassemblent de moins en moins et les Républicains n’y échappent pas".

 "Alors nous devons en revenir aux idées et aux des projets. La recherche systématique de la petite phrase ou de la provocation gratuite n’apporte rien au débat politique et fait fuir un peu plus les électeurs des urnes. Alors osons nous organiser localement pour qu’émergent les idées et les talents . Nous y gagnerons tous".

De toute évidence, le scrutin qui se déroulera dans quelques semaines, sera très suivi au niveau national, avec en jeu la crédibilité du porte-parole de Laurent Wauquiez sur son "fief", et ce d'autant plus qu'en l'espace de quelques années, le nombre de militants LR en Saône et Loire est passé d'environ 2500-2700 sous les présidences Juillot ou Anciaux à près de 900 aujourd'hui.

Laurent Guillaumé 

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