Politique de gauche

LEGISLATIVES - Les communistes « vent debout » contre la réforme du marché du travail

Mardi soir à Chalon , 80 personnes se sont réunies à l’initiative du PCF et des candidat-e-s qui’il présente aux élections législatives.

Bernard COIS secrétaire départemental du PCF 71 a rappelé combien les communistes ont tout fait pour permettre qu’une majorité présidentielle puisse se réaliser. D’abord en soutenant la candidature de Jean-Luc MELENCHON, ensuite en recherchant un accord électoral représentatif des 7 millions d’électeurs et d’électrices  qui se sont porté-e-s sur ce candidat. Sans succès...Puis il a indiqué le thème de la soirée électorale : « le gouvernement vient de dévoiler les contenus du projet de loi d'habilitation des ordonnances qui sera présentée le 28 juin au conseil des ministres . Nous allons expliquer pourquoi ce projet est dangereux, appeler à le combattre et montrer que d’autres solutions existent »

 

Sandrine BERNADAT à souligné que Monsieur MACRON avait de la suite dans les idées et qu’il était un dangereux  récidiviste, « il a  imposé hier, en dégainant le 49-3,  une loi, portant son nom, qui  instaurait le travail du dimanche….Il  veut aujourd'hui remettre sur la table toutes les dispositions initialement envisagées par la loi de sa complice EL KHOMRY  que les salariés ont pu faire  retirer par leur mobilisation lors du précédent quinquennat. »

 

Philippe BONNOT à poursuivi « Et bien, Monsieur MACRON, tenez vous le pour dit , vous avez de la suite dans les idées, moi aussi ! Le combat contre votre projet je l'ai  mené dans la rue en 2016 avec les salariés et le soutien des députés communistes à l'Assemblée Nationale ; je le mène aujourd'hui comme candidat  aux élections législatives ; je le mènerai demain! » Il a estimé que les salariés n'avaient pas besoin de droits qui se réduisent comme peau de chagrin, au gré des désirs de rentabilité des actionnaires et du MEDEF, mais d'un code du travail du XXIeme siècle , qui étende au contraire leurs droits, leur pouvoir d'intervention dans les entreprises , qui leur assure un nouveau droit à la mobilité et à la sécurité professionnelle. Il a porté l’exigence d’un débat démocratique , citoyen, à l'échelle de toute la société , avec tous les salariés et leurs représentants, pas un débat assassiné  à coups d'ordonnances en période estivale !  Pour lui c’est cela pour nous la modernité et le renouvellement  en politique !

 

Claude BOULAY a attiré l’attention sur la novlangue macronnite : « la simplification ce n'est pas  mettre fin aux conventions collectives nationales, pour favoriser une négociation truquée par entreprise ; ce n'est pas  plafonner, donc tirer vers le bas, les indemnités prud’homales pour permettre aux chefs d'entreprises de licencier plus facilement ; ce n'est pas  instaurer, le pistolet sur la tempe, des référendum d'entreprises, où les salariés ne pourront répondre qu'aux questions que les chefs d'entreprises et leurs actionnaires auront décidé de leur poser ! »

 

Serge DESBROSSES a complété le propos : « Simplifier , démocratiser c'est au contraire instaurer un service public de l'emploi profondément transformé avec pour missions l'appui aux salariés, leur sécurisation et leur formation. Simplifier , démocratiser, c'est au contraire donner aux salariés de véritables pouvoirs de contre propositions face aux plans de licenciements , moyens financiers à l'appui, pour baisser le coût exorbitant du capital. «  C'est le sens du projet de loi que les parlementaires communistes ont déposé à l'assemblée nationale  pour une « sécurité de l'emploi et de la formation ». Ce projet porte la nécessité de repenser le travail, le temps de travail, le sécurisation de l'emploi tout au long de la vie :  c'est indispensable aujourd'hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité. A travers la question du code du travail, c'est un véritable enjeu de société, pour nous comme pour les générations à venir qui est posé ! Le  nouveau président de la République a annoncé son intention de régler le problème en ayant recours  aux ordonnances ! Il conclut : « Rien de plus anti-démocratique. Et Il veut le faire pendant l'été. Bonjour le coup de force ! »

 

Enfin Nathalie VERMOREL a montré combien l’égalité femmes-hommes était un enjeu pour faire progresser tous les droits humains. Elle a revendiquer pour les femmes « la clause de l’européenne la mieux favorisée. Elle a fait connaître les propositions du PCF en matière de rattrapage salariale et de rattrapage des retraites (en moyenne les pensions des femmes sont inférieures de 43 % à celles des hommes!) Enfin revenant sur la « réforme du marché du travail » elle a indiqué que les élections législatives seront l'acte premier de la mobilisation pour s'opposer à ce coup de force , et imposerons un large débat public, projet contre projet . Les salariés peuvent compter les communistes pour refuser demain, à l'assemblée , le recours aux ordonnances et y proposer, de nouvelles conquêtes sociales.

 

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