Saône et Loire économie

Franck Charlier, conseiller régional de Bourgogne-Franche Comté pointe du doigt la réforme gouvernementale dédiée à l'apprentissage

Le conseiller régional de Bourgogne-Franche Comté, délégué à l'apprentissage, a fait un vibrant plaidoyer en faveur de l'apprentissage, pointant du doigt les errements de la réforme gouvernementale. Un vrai cri du coeur qui mérite une mise en avant.

C'est un vrai cri du coeur qu'a poussé Franck Charlier, conseiller régional de Bourgogne-Franche Comté, délégué à l'apprentissage, pointant du doigt les conséquences fâcheuses qui se dissimulent derrière la réforme gouvernementale. "C'est une nouvelle loi particulière qui se profile génératrice de changements alors qu'en Bourgogne-Franche Comté sur la question de l'apprentissage, on ne part pas de rien. Ici, ce sont 19 000 apprentis, 54 centres de formation et plus de 400 formations possibles. L'apprentissage est une compétence régalienne de la région avec plus de 90 millions d'euros mobilisés par an". Une réalité que le conseiller régional a souhaité réaborder dans le cadre de l'inauguration du salon départemental dédié à l'apprentissage et à la formation.

Franck Charlier est revenu sur "l'expérimentation réussie depuis maintenant un an de l'ouverture à l'apprentissage jusqu'à 30 ans. La pertinence de l'action a été démontrée et pourrait être généralisée ailleurs. Elle a trouvé un public auprès de celles et ceux qui avaient décroché scolairement et qui s'étaient retrouvé sans qualifications". 

"Big bang de la formation ? Révolution copernicienne de l'apprentissage ? "

Le Conseiller régional n'y est pas allé à la légère sur un dossier qu'il maîtrise dans l'ensemble de ses contours. "Il faut veiller dans ce désordre interstellaire à rechercher un alignement des planètes". "Il doit y avoir un pilotage public" ont rappelé en choeur Franck Charlier et son homologue Jérôme Durain, qui s'inquiète de voir des filières de formation à plusieurs vitesses. "C'est un enjeu majeur pour nos territoires et pour leur aménagement. C'est une question fondamentale pour l'attractivité des territoires ruraux". 

"Il ne faut pas se tromper, l'apprentissage est un mode de formation initiale et il doit rester !"

Franck Charlier a rappelé "que la finalité de l'apprentissage, c'est l'obtention d'un diplôme. Ne vous trompez pas ! Il s'agit de construire un citoyen doté d'outils avant de former un professionnel" craignant de voir l'apprentissage finalement se transformer en une simple délivrance de "certifications". " Construire juste des professionnels serait une formidable erreur" prévient l'élu régional. 

Sur les dotations financières des centres de formation

Là aussi sur le sujet des dotations financières, le spécialiste régional des questions d'apprentissage s'est voulu très clair, rappelant au passage que plus d'une vingtaine des centres de formation en Bourgogne-Franche Comté sur la cinquantaine, dépendent majoritairement des fonds régionaux. "Les centres de formation ont besoin de lisibilité, si on avait fonctionné sous contrat, certains établissements auraient disparu ! On sera très vigilant en Bourgogne-Franche Comté et le défi est devant nous". 

Laurent Guillaumé

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