Société

Mobilisation mercredi devant la Sous-Préfecture de Chalon-sur-Saône en faveur de l'accueil des réfugiés et des migrants

Mercredi en fin d'après-midi, de nombreuses associations et citoyens solidares et en faveur de l'accueil des réfugiés et des migrants se sont rassemblées devant la Sous-Préfecture de Chalon-sur-Saône. Plus de détails avec Info Chalon.

À 18 heures, des citoyens et des associations actives dans l'aide et la solidarité envers les réfugiés et les migrants se sont rassemblés devant les grilles de la Sous-Préfecture de Chalon-sur-Saône placardée pour l'occasion de nombreuses pancartes.


Ainsi, prenant la défense de Gina W. et ses jumelles, déboutées du droit d'asile et risquant l'expulsion vers leur pays d'origine, la République du Congo (RDC) — dont nous avions évoqué le cas dans un précédent article dans nos colonnes daté du 19 juin dernier —, le collectif des accompagnants au commissariat, la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH 71), l'association de solidarité avec les travailleurs immigrés (ASTI), le Comité intermouvements d'aide aux évacués (CIMADE), le collectif Chalon Solidarité Migrants ou des représentants de partis politiques de gauche (France Insoumise, PCF, socialistes etc) se sont mobilisés afin de manifester leur solidarité envers les réfugiés et les migrants, alerter l'opinion publique mais aussi rejeter la politique migratoire du gouvernement.


Estimant que la politique migratoire du gouvernement est «en contradiction flagrante avec ce qui était la norme de la Convention de Genève de 1951 sur les demandeurs d'asile»que la vie de ces 3 personnes est menacée en RDC et qu'elles ont démontré depuis des années la volonté de s'intégrer dans la société française, les associations demandent la fin de «l'acharnement administratif» qu'elles subissent.


Le collectif Accompagnants au commissariat a remis une lettre au défenseur des droits , Jacques Tatreaux, afin de défendre le cas de Gina et ses filles.


À la fin du rassemblement, après avoir évoqué le triste sort de Blessing Matthew, une jeune nigériane qui a péri en essayant de traverser les Alpes en 2018 ou les maraudeurs de Briançon qui «assistent les exilés contre les traques policières» , c'est la capitaine du Seawatch, Karola Rackete, qui a été saluée. Cette personnalité qui vient en aide aux migrants en Méditerranée et «à laquelle la justice italienne a jusqu'ici donné raison contre son ministre de l'Intérieur, celui qui dit tout haut les horreurs anti-exilés que la majorité des gouvernants européens n'osent (encore) prononcer».

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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