Sport

C'est la Rentrée pour le Self Defense de Rue

Mercredi soir, anciens et nouveaux membres du Self Defense de Rue avaient rendez-vous pour la Rentrée. Un sport de combat adapté à la réalité de la rue. Plus de détails avec Info Chalon.

«Confronté à une épreuve, l’homme ne dispose que de trois choix : combattre, ne rien faire ou fuir» écrivait, en 1976, le biologiste Henri Laborit.


Tout le monde s'est posé cette question, un jour ou un autre : que faire en cas d'agression?


Autrefois, le combat faisait partie intégrante du quotidien. Certes, les mœurs et les sociétés étaient différentes mais, contrairement aux idées reçues, l'insécurité était beaucoup plus présente, les réactions et les réflexes de survie aussi.


Parce que, de nos jours, la rue est toujours régie par le code de la rue. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de règle et que celui qui a raison est celui qui rentre chez lui entier. Et parce que, sans mental d'acier, les ceintures, les coupes, les diplômes et le meilleur matériel du monde sont inutiles .


Quand il faut se défendre dans la rue c'est souvent sur du goudron, du gravier, du carrelage glissant, dans un escalier, assis sur une chaise, dans un lieu étroit, en public, face à une personne sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue, avec une faible luminosité mais aussi de plus en plus souvent à plusieurs... Bref, tout est possible!


Les variables environnementale et comportementale pouvant influencer l’issue d'un combat sont tels qu'ils sont impossibles de toutes les citer. Il n'y a que le mental, la formation, la pratique et l'expérience qui permettent la mise en application des techniques de self-défense le moment voulu. En situation de stress seul, seuls les mouvements simples fonctionnent. Tous les schémas de techniques complexes qui viennent remplir un arsenal inutilement, le parasitent.


Sport très utilisé chez les forces de l’ordre (Police Nationale, Gendarmerie, etc), la self-defense s’inspire souvent des arts martiaux mais elle est loin d’être une simple pratique sportive. Sa pratique allie psychologie, développement personnel et augmente la confiance en soi.


Accessible à tous, la displine attire un public très varié. Pour preuve dans le cours donné mercredi, à 20 heures, par Yannick, instructeur et président de la Fédération COS (Close Combat Operational System), il y a autant d'hommes que de femmes.


Pendant un an, Yannick a vécu à Tel Aviv, en Israël, pour acquérir toutes les méthodes méthode d'une discipline utilisée par de nombreux services de police et forces militaires dans le monde tels qu'aux États-Unis le FBI, la DEA, les Marines, en France le GIGN, le RAID, la Légion étrangère, et, au Royaume-Uni, les SAS, pour ne citer qu'eux. Il est secondé par Jérôme, son adjoint et Michel, préparateur physique.


Marathonien d'origine et sportif depuis l'âge de 5 ans, moniteur de gymnastique pendant 8 ans et a fait de l'athlétisme en parallèle, Michel est, entre autres, vice-président du club d'athlétisme de Montceau-les-Mines et biplaceur en parapente.


Créé il y a 2 ans, l’Academy 71 Krav Maga, présidé par Gérard Lahmar, a changé de nom pour Self Defense du Rue, le club étant parfois en butte à des réactions de rejet en raison des origines de cette méthode d’autodéfense créée dans les années 30 par le tchécoslovaque Imi Lichtenfeld. Système officiel enseigné à toutes les forces de sécurité d'Israël depuis 1948 et classé secret défense jusqu'aux années 80, le Krav-Maga («Combat rapproché» en hébreu) entre progressivement dans la vie civile, il enseigné dans le monde entier par des élèves d'Imi.


«Nous sommes là pour enseigner un art martial, on ne fait pas de politique. Nos élèves sont de toutes les origines, on accepte tout le monde», nous explique Yannick qui refuse d'être entraîné dans des polémiques.


Sur la trentaine d'élèves, il y avait que 9 anciens à la Salle Bornet, à proximité du collège Le Devoir.


Il y aussi Michelle Brenot, la trésorière, qui profite de cette rentrée pour enregistrer les inscriptions.


Les frais d'inscription sont de 210 euros pour les majeurs, 150 euros pour les moins de 18 ans et 70 euros pour les moins de 10 ans. Il y a également des tarifs familiaux dégressifs, ainsi on paye 170 euros par personne si 2 personnes de la même famille s'inscrivent et 150 euros pour 3 personnes de la même famille.


Le président du club aimerait créer une section jeunesse pour des cours le mercredi après-midi.


«Il faudrait au moins 10 jeunes pour créer cette section», souligne Gérard, à ce propos.


Lors de ce cours de rentrée, il y avait Mathis, «bientôt 10 ans», mais aussi Arthur, venu avec son père, Rodolphe, qui s'était inscrit l'année dernière.


«Je posais beaucoup de questions à mon père sur ce sport et je voulais, moi aussi, en faire», nous dit Arthur.


Pour Mathilde, qui a franchi la porte du club après avoir découvert son existence lors du Forum de la vie associative et sportive, lequel avait lieu le samedi 7 septembre dernier, la pratique de la self-defense lui «permet de joindre l'utile à l'agréable», elle pourra «se défouler après le travail et apprendre à se défendre».

 

Si vous aussi, vous souhaitez découvrir ce sport, vous pouvez prendre contact au numéro suivant : 07 88 48 40 99.


Les entraînements se déroulent les lundis et mercredis soir de 20 heures à 22 heures, à la Salle Bornet.

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

Annonces

Météo locale

Météo
  • Min
  • Max

Recherche