L'OPAC de Saône et Loire entend se servir de sa "forêt urbaine" à Chalon sur Saône comme une expérimentation

400 arbres plantés sur un espace très réduit... respectant le principe d'une technique japonaise qui a déjà porté ses fruits. En lien avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse et la Mission Locale du Chalonnais notamment, les jeunes du quartier ont été mis à contribution.

400 arbres sur quelques 100 m2... l'idée paraît totalement farfelue au premier abord sauf que derrière ce concept se dissimule Miyawaki. Un principe né au Japon par l'entremise du botaniste Akira Miyawaki et qui a permis à ce stade de planter plusieurs dizaines de millions d'arbres à travers le monde. Alors d'ores et déjà ne jettez pas la pierre à l'OPAC de Saône et Loire à l'origine ni même aux petites mains du quartier qui se sont mobilisées pour venir à bout du projet ! Mais renseignez-vous !

Même si la méthode japonaise semble plus coûteuse et avec une déperdition de l'ordre d'un arbre sur deux, au final, toutes les expériences le démontrent, "l'enracinement est meilleur, la résistance aux conditions météorologique de plus en plus compliquée est plus élevée, et le développement est plus rapide" précise les animateurs du projet. 

C'est en donc en présence des responsables du projet avec le soutien de l'Etat, en présence de Jean-Jacques Boyer Sous Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône, d'Annie Lombard  Vice-Présidente du Grand Chalon et Présidente de la Mission Locale du Chalonnais que Cécile Montreuil, Directrice Générale de l'OPAC de Saône et Loire a formalisé les choses.

Un chantier entre les mains de jeunes du quartier

Huit jours durant, 7 jeunes issus du quartier des Près Saint Jean, du Plateau et de Stade-Fontaine au Loup ont oeuvré afin de mener à bien le projet. Une première expérience professionnelle pour la plupart sur un laps de temps certes court mais qui aura sans doute déclenché bien des envies et surtout un autre regard sur leur quartier. L'école Maurice Cortot aura également été sensibilisé en participant à distance au projet compte tenu du contexte sanitaire. 

Un chantier éducatif mené comme il se doit grâce aux interactions de Sauvegarde71, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, la Mission Locale du Chalonais ainsi que l'association Emplois Services. L'opération aura été financée par l'OPAC pour moitié, un quart par le Grand Chalon et un autre quart par l'Etat.

A terme, les érables, tilleuls, cerisiers sauvages et charmilles devraient donner un tout autre aspect ce long de l'Avenue Kennedy alors que l'OPAC a la ferme intention de tirer les enseignements de cette première expérience de forêt urbaine et de démultiplier sur l'ensemble de son parc foncier en Saône et Loire. 

Laurent Guillaumé 

 

 

 

 

 

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