"Seule la lutte nous sortira du tunnel de la crise" pour le syndicat des retraités CGT du Chalonnais

Un an, un an déjà que la pandémie fait ses ravages économiques, sociaux, sanitaires etc…Un an durant lequel nous aurons tout vécu, tout entendu, tout subit.

 

Un an après le début de la pandémie, la France n’a toujours pas de système fiable de traçage des cas contact et d’isolement des personnes infectées, sans évoquer la situation catastrophique des vaccins.

Paradoxalement notre modèle démocratique semble indiquer l’irresponsabilité des dirigeants.

 

En effet, à chaque étape de la lutte contre la propagation du COVID 19, le gouvernement français donne l’impression de naviguer à vue. La cacophonie ne cesse de prendre de l’ampleur.

 

Pourtant, en 2008, un énarque de 30 ans promettait de régler tous les problèmes du pays en 5 ans, à condition de promouvoir l’ultra libéralisme en économie. C’était Emmanuel Macron.

 

Depuis un an, c’est de cela dont nous souffrons, de la mise en œuvre de cette politique libérale qui a tout saccagé, notamment les services publics et dans ceux-ci en particulier les services de santé.

 

Cette crise sanitaire révèle les contradictions d’un modèle assis sur la financiarisation de l’économie mondiale et l’extrême fragilité d’un modèle productif mondialisé tourné essentiellement vers la rentabilité financière, le niveau de dividendes versées.

 

Les entreprises internationalisées n’ont pas résisté aux ruptures d’approvisionnement induites par les confinements nationaux.

Dès le début des années 1980, rappelons-nous les attaques et railleries à l’encontre de la CGT, lorsque nous engagions de grandes luttes sur le « produisons français ». Henri Krasucki alors secrétaire général de la CGT, dénonçant la désindustrialisation de la France, la casse de grandes filières industrielles, prédisant que la France deviendrait le « bronze cul de l’Europe » par le développement du tout tourisme au détriment de l’industrie, où le travail précaire, le travail intérimaire et les services notamment les banques deviendraient majoritaires dans notre pays.

 

La pandémie du COVID 19 montre l’effet tragique des politiques d’austérité qui se traduisent dans le champ sanitaire par, entre autres, un effondrement des capacités d’accueil hospitalier qui se poursuit.

 

Le COVID 19 n’est pas la cause de la crise, il est en fait un amplificateur. La crise était déjà là. Elle existait déjà et ne fait que s’amplifier.

 

Le terme de « crise » sanitaire n’est donc pas approprié car il pourrait laisser croire que des remèdes simples, de « bonnes solutions » permettraient de retrouver l’état antérieur de nos sociétés.

 

En se focalisant sur la crise sanitaire, bien réelle et dévastatrice, il est à craindre qu’on ne prenne pas la mesure à la hauteur de ce que le virus révèle à savoir une crise politique de sociétés ayant perdue la maîtrise de leur destin.

 

Une organisation de la production et de la consommation visant seulement et uniquement l’objectif de rentabilité financière n’est plus compatible avec le développement des sociétés humaines et la pérennité de la planète. Il ne suffit pas d’ouvrir le robinet d’euros publics pour que cela se traduise immédiatement par des emplois, des investissements écologiques et la reprise économique.

 

Dans un même temps, cette crise sanitaire nous a également conforté sur la question de notre modèle social français, qui même ayant été abîmé, a agi comme un amortisseur indispensable.

 

Il y a 75 ans naissait la Sécurité Sociale sous l’impulsion du Ministre du travail Ambroise Croizat. Dur d’imaginer ce que seraient nos vies sans elle, tant son rôle reste fort. Aujourd’hui l’évolution des risques implique d’élargir ce modèle pour sécuriser de nouveaux aspects de la vie.

 

Depuis des années, la CGT, dans le cadre de son objectif de Sécurité Sociale intégrale revendique l’intégration de la perte d’autonomie à l’assurance maladie, plutôt que la création d’une 5ème branche financée par la CSG.

 

Au nom de la reprise économique 450 milliards d’euros sont versés aux actionnaires, alors que les dividendes au CAC 40 ont augmenté de 269 % en 20 ans. Si l’État a su mobiliser ces milliards pour « sauver les entreprises ». On ne comprendrait pas qu’il ne puisse pas réunir 1/20ème de cette somme pour aider les retraités à améliorer leur niveau de vie.

 

Ce qui rend légitime la revendication de la CGT d’une hausse justifiée de 300€ mensuel de toutes les pensions de retraites. Il nous faut les moyens pour vivre décemment.

 

Si 2020 fut l’année des crises sanitaire et économique, 2021 s’annonce comme celle des conséquences sociales pour les actifs, les chômeurs et les retraités à qui le gouvernement entend faire payer la crise en remboursant le « quoi qu’il en coûte » pour ces derniers.

 

Malgré toutes les restrictions mises en place par le gouvernement, pas d’arrêt pour la vie revendicative, pour la mobilisation, la lutte, les manifestations et la syndicalisation. Comme le dit Philippe Martinez secrétaire général de la CGT « les problèmes d’emploi et de pauvreté, c’est maintenant, pas demain » qu’il faut s’en occuper. La Sécurité Sociale représente l’avancée sociale la plus importante et la plus significative pour tous sur le siècle écoulé, nous le mesurons encore plus en cette période de pandémie.

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