Mobilisation générale autour du collège Vivant Denon à Saint-Marcel

La baisse de dotations horaires prévue pour la rentrée prochaine suscite un vent d'inquiétudes de la part de toute l'équipe de l'établissement scolaire, mais aussi des parents et des élus locaux. Deux classes sont dans le viseur.

"Ces deux fermetures viennent s'ajouter à celles de l'année dernière pour un total de 4 classes fermées en l'espace de deux ans, c'est du jamais vu" s'indignent les parents d'élèves, avec des "effectifs moyens par niveau de 25 en 6e, 28,75 en 5e, quasi 30 en 4e et en 3e". 

Le problème va même au-delà, dans un contexte sanitaire qui vient en totale contradiction avec la volonté de l'Education Nationale, "l’exiguïté des salles banalisées ne nous permet pas d’accueillir plus de 28 élèves. Par exemple, la surface moyenne des salles banalisées est de 44,5 m² soit 1,48 m² par personne pour 30 personnes. Trois quarts de ces salles ont une superficie inférieure ou égale à 45,7 m² (1,52 m² par personne pour 30 personnes). Un quart de ces salles ont une superficie inférieure ou égale à 38,2 m² (1,27 m² par personne pour 30 personnes). Le problème s’étend également aux salles spécialisées. Deux des trois salles de sciences ont été conçues à la construction du collège (en 1979) pour 24 élèves (soit 12 paillasses). Plusieurs tables ont déjà été ajoutées au cours des années pour accueillir jusqu’à 28 élèves entre les rangées existantes, ce qui pose déjà un problème de sécurité malgré les deux portes dont ces salles sont pourvues. Les déplacements sont entravés et ralentis en cas de nécessité d’évacuation rapide".

Ce lundi soir, c'est à la salle Alfred Jarreau que parents d'élèves, enseignants et élus étaient réunis pour faire un point d'étape sur le dossier. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'unanimité prévaut autour de l'établissement qu'ils considèrent mal considéré par l'autorité de tutelle.

La problématique va même plus loin puisque les conditions de sécurité sont pointées du doigt, "dans les salles exiguës, les secondes issues sont soit inexistantes soit bloquées par des tables pour permettre aux élèves de s’asseoir et travailler mais il s’agit également d’un problème de sécurité. Or, il n’y a plus d’espace disponible pour disposer de nouvelles tables ailleurs".

Bien évidemment, l'établissement va connaître de très importants travaux de restructuration pilotés par le conseil départemental de Saône et Loire, des travaux dont le calendrier est encore incertain mais déjà, "pendant la durée des travaux, plusieurs salles vont être condamnées (de façon tournante) ce qui va davantage encore réduire le nombre de salles ayant des dimensions adaptées disponibles".

Autre souci majeur, et en totale contradiction avec les ambitions affichées par l'Education Nationale, "le collège accueille depuis septembre 2017 un dispositif ULIS dont la mission première est l’inclusion des élèves dans les classes du collège. Les effectifs moyens en 5ème, 4ème et 3ème ne permettront pas d’accueillir ces élèves à besoins éducatifs particuliers, souvent accompagnés d’un.e AESH, dans toutes les salles, ce qui est en contradiction totale avec les missions de ce dispositif. Dans cette configuration, le nombre de personnes présentes dans une salle pourrait s’élever à 33 personnes (élèves + adultes)".

Pour les enseignants de l'établissement, on affiche résultats scolaires. Des résultats pour les 6e sensiblement inférieurs à la moyenne nationale avec des difficultés de lecture palpables. 

Cerise sur le gâteau, avec la disparition programmée de deux nouvelles classes, l'équipe pédagogique sera totalement éclatée avec le risque de voir disparaître les dynamiques pédagogiques, un tiers des enseignants étant désormais visé par un service partagé sur un autre établissement. 

Enseignants, parents d'élèves et élus demandent l'augmentation de 26 heures de la dotation (et pas en heures supplémentaires) afin d'ouvrir une classe supplémentaire sur les 5e, 4e et 3e et faire travailler tout le monde dans des conditions décentes, et dans la droite ligne des ambitions affichées par l'Education Nationale. 

Laurent Guillaumé 

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