Julien Odoul (Rassemblement National) a écrit à Frédérique Vidal, au sujet de la situation des étudiants de médecine


Communiqué :
J’ai répondu le 23 février dernier à une sollicitation des membres francs-comtois du collectif PASS/LAS National. En visioconférence, j’ai pu échanger longuement avec des étudiants et leurs parents. Ils m’ont tous témoigné leur extrême inquiétude quant aux conséquences de la réforme des études de santé.
En effet, lors de cette année de transition, ce sont 3 typologies d’étudiants qui prétendent à poursuivre une deuxième année d’études de santé : les redoublants PACES (première année commune aux études de santé) et les nouveaux inscrits en PASS (parcours d’accès spécifique santé) et en LAS (licence avec option accès santé).
Totalement atypique pour ces étudiants, l’année universitaire 2020/2021 restera marquée par la crainte du virus, le difficile suivi des cours à distance mais surtout par le bouleversement de leur cursus : redoublement des nouveaux inscrits interdit, utilisation d’une matière optionnelle dite « mineure » intégrée dans le concours classant de médecine avec un poids plus important que des matières comme l’anatomie et enfin une réduction brutale du nombre de places pour les primants.Ces différentes modalités sont profondément injustes à tels points qu’une mission parlementaire sur le sujet a été créée le 11 février 2021 et que les doyens des facultés de médecine de Marseille, Nice, Bordeaux et Montpellier ne les appliqueront que partiellement refusant par exemple de prendre en compte les mineures dans le concours classant de médecine.
Madame la ministre, il est encore temps de modifier des dispositions particulièrement inéquitables qui sans intervention de votre part, privent non seulement une jeunesse motivée et pleine d’enthousiasme de poursuivre son cursus médical mais aussi confisquent à nos compatriotes le droit d’être soignés par des médecins en nombre suffisant alors même que la réforme devait permettre une meilleure adéquation aux besoins des territoires en lien avec les Agences régionales de santé.
Vous avez connaissance de la situation et je tenais ici à vous en saisir officiellement dans la mesure où la désertification médicale est particulièrement préoccupante en Bourgogne Franche-Comté et qu’il est profondément choquant de tarir à la source le nombre de médecins que peuvent former nos universités.
Vous remerciant d’avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, je vous prie d’agréer, Madame la ministre, l'expression de ma très haute considération.

Julien ODOUL
Président du groupe Rassemblement National
Conseiller régional de Bourgogne Franche-Comté

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