La pandémie est venue rappeler que les droits des femmes sont loin d'être acquis

L'édito du jour sur info-chalon.com

En cette journée internationale du droit des femmes, ce 8 mars vient sournoisement nous rappeler que bon nombre d'acquis sociaux avaient volé en éclats en cette année pandémique. Les femmes ont été les premières victimes de la pandémie et sur bien des plans. Les premières à être impactées professionnellement, socialement et financièrement. Démonstration est encore une fois faite que le combat est sans fin afin que les femmes soient considérées à juste titre. En cette année COVID, la France n'échappe pas à ce simple constat. Plus que jamais les femmes ont été hyper-sollicitées en cette année pas comme les autres pour la société... mais finalement pas extraordinaire pour elles. Avec la fermeture des crèches, des écoles, elles ont été les premières à faire valoir (par obligation souvent) leurs obligations familiales.... pendant que leurs conjoints tout naturellement essayaient de poursuivre un semblant d'activité professionnelle. 

Cette fin de semaine, Elisabeth Moreno, ministre en charge des questions de l'égalité est venue rappeler à Emmanuel Macron, le décalage entre les grandes déclarations d'intentions et les faits, en s'appuyant sur le seul constat du nombre de femmes parmi ses proches conseillers... une seule ! La "messe" est dite ! 

On ne parle évidemment pas des questions salariales toujours en déphasage entre les hommes et les femmes, ni même du rôle que certains veulent leur attribuer. La situation sanitaire et sociale à venir n'arrangera sans doute pas les affaires...En ce 8 mars, il est toujours opportun de rappeler tout le travail à entreprendre pour qu'elles puissent disposer de conditions de vie analogues. 

Laurent Guillaumé 

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