Journée Internationale des Droits des Femmes : La Ville de Chalon-sur-Saône rend hommage à 8 femmes chalonnaises d’exception

Découvrez leur visage sur les 37 panneaux ‘Decaux’ installés partout en ville. L’interview du Maire de Chalon.

Lundi 8 mars, à 11 h quai Saint-Cosme au niveau du panneau Decaux (vers KPMG) se déroulait un vernissage et un point presse en présence du Maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, accompagné de Bénédicte Mosnier, 4e adjointe en charge de la culture, à l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes.

La Municipalité, représentée par le 1er Magistrat de la ville a souhaité rendre hommage à 8 femmes d'exception. Les parcours de ces figures emblématiques chalonnaises ont beau être très différents, elles ont en commun d'avoir laissé une trace indélébile dans l'histoire de Chalon.

Extrait du discours de Gilles Platret : « Nous sommes présents ici à l’occasion de la journée des Droits des Femmes et en même temps pour essayer de faire avancer la défense de l’Egalité des Droits parce que c’est cela le sujet. En fait, il faut partir du principe que le combat pour l’égalité des droits de tous qui a été mené tout au long de l’histoire et bien ce combat est quotidien. Il est quotidien chez nous, il est quotidien encore plus dans l’ensemble du monde quand on prend les choses dans leur ensemble. A ce titre là, il nous appartient localement de faire avancer cela. D’ailleurs, cela se joue de deux façons et on se rend compte qu’en fait que la plupart du temps c’est plutôt en négatif que l’on essaie de faire avancer les droits […] Nous, on sait par exemple que les violences intrafamiliales concernent essentiellement un public féminin ! Je rappelle juste les statistiques, 96% des victimes qui sont prises en charge par notre réseau de lutte contre les violences intrafamiliales, ce sont des femmes ! Donc les femmes sont sujettes à Chalon, comme ailleurs, à l’essentiel, voire la quasi-totalité des violences qui se développent au sein du foyer. On a mis un dispositif et un accompagnement avec les femmes et à ce titre là, nous sommes dans une mesure de protection.

Aujourd’hui, on a décidé de ne pas aller sur cette thématique mais on essaie de montrer que dans l’histoire de notre ville, les femmes ont occupé une position centrale et jusqu’à une époque très récente et évidement, charge pour nous de permettre que cela continue d’être le cas. Ils nous semblent qu’en essayant de fouiller dans le passé de Chalon-sur-Saône, c’est de montrer à quel point, elles ont eu un rôle politique, social, économique… soient qu’elles l’aient essayé ici à Chalon, soit que partant de Chalon, elles l’aient exercé ailleurs comme par exemple Marguerite Boucicaut en particulier. Cela montre bien que nous, il faut que l’on ait la capacité de lire notre histoire dans sa globalité. Souvent dans l’histoire, on pense aux hommes sans voir que souvent, ce sont des décisions qui ont été prises au sein du couple. De ce fait, cela nous permet aujourd’hui de rééquilibrer les choses [...] c’est aussi un excellent coup de projecteur sur le rôle des femmes dans l’histoire de notre ville ! […] Avec Souconna par exemple depuis l’ère Gallo-romaine, on faisait une large place à la féminité et jusqu’à dans le panthéon Romain et Gallo-romain, les femmes ont toutes leur importance. D’ailleurs notre ville, c’est une ville qui est placée sous la protection d’une déesse, c’est elle qui a amené toute la prospérité de Chalon et qui j’espère continuera de le faire à travers la rivière ! ».           

Comtesse, divinité, bienfaitrice ou encore grande résistante, info-chalon vous propose d’identifier ces femmes puissantes et de découvrir leur l'histoire, car n’oublions pas elles font encore aujourd'hui la fierté de notre ville.

Béatrix, la comtesse : « Du Xe au XIIIe siècle, le seigneur de Chalon fut un comte héréditaire. L'un d'entre eux, Guillaume, commit de telles exactions que le roi de France Louis VII le pourchassa en chalonnais, lui confisquant son Comté, qui fut placé sous la responsabilité pour moitié du Duc de Bourgogne, pour moitié du Duc de Nevers. Guillaume, souhaitant se racheter, partit en croisade avec le roi de France Philippe Auguste, puis devint moine de Cluny où il mourut en 1203. Fait rarissime à l'époque, c'est son épouse, Béatrix, qui prit alors sa succession. Elle porte ce titre avec tempérament et tint seule le comté en augmentant régulièrement sa valeur. En 1221, un accord fut signé afin de déterminer les droits respectifs dans Chalon de l'évêque, des chanoines, d'Alix, Duchesse de Bourgogne, et de la Comtesse Béatrix. A la mort de Béatrix, son fils, Jean le Sage devint comte ; or, il était le gendre du Duc de Bourgogne Hugues III depuis 1214. En 1239, fort de l'héritage patrimonial préservé par sa mère, il accepta d'échanger avec son beau-frère, Hugues IV, son comté de Chalon contre Salins, trois châteaux et des fiefs de la route du sel. Dès lors, Chalon appartenait désormais à la Bourgogne ducale ! ».

Souconna, la déesse : « La place essentielle de l'eau et des sources dans le quotidien des peuples anciens a entraîné une déification de la rivière. À Chalon, ce n'est qu'au début du 20e siècle qu'a été trouvée une référence physique à Souconna, la déesse associée au culte de l'eau et des rivières. En 1912, au cours de travaux de construction effectués rue au Change une stèle de 1,30 m de hauteur est couverte proche de l'enceinte gallo-romaine Remployé dans les fondations de la muraille défensive du Bas-Empire, ce bloc de calcaire s'avère être le socle d'une statue dédiée à la Saône divinisée et offerte, au 1er siècle de notre ère, par les habitants de Chalon. Cette stèle, exposée au musée Denon, porte l'inscription « Aug (usto) Sac (rum) Deas Souconnaeoppidanicabilonnenses p (onendum) c (uraverunt) », que l'on traduit par « Sous la protection d'Auguste, les habitants de l'oppidum de Chalon ont eu soin d'élever ce monument à la déesse Souconna ». Il s'agit du premier témoignage gravé dans la pierre des noms antiques de Chalon (Cabilonnum) et de la Saône (Souconna) ! ».

Manon, la légende : « Chalon ne serait pas tout à fait Chalon sans son arbre à Manon. La légende raconte qu'au XIXe siècle, la jeune femme avait pour habitude de s'asseoir aux racines d'un orme où, rythmée par le murmure de la Saône, elle tricotait et fredonnait cantiques, chants légers et révolutionnaires. Supposément planté au 17e siècle, cet orme est devenu un véritable symbole du patrimoine chalonnais. En 1986, le sculpteur Yves Gaillard l'avait transformé en une œuvre d'art de 15 mètres de haut où trônaient grappes de raisins, personnages et multiples clins d’œil aux traditions bourguignonnes. En 2016, l'état de dégradation de l'arbre obligea la municipalité à ordonner la dépose du célèbre arbre. Les fragments de l’œuvre ont cependant été conservés tant que possible puis restaurés. Aujourd'hui, plusieurs éléments du premier orme sont exposés au Clos Bourguignon. Sur les quais de Saône, seul un nouvel arbre pouvait perpétuer la légende de Manon. En décembre 2019, dans un châtaignier de plusieurs tonnes, le sculpteur sur bois Jacques Pissenem a donné vie à une œuvre inédite où se côtoient des symboles intimement liés à notre ville. Il y a d'abord Manon, dont les jambes stylisées représentent la Saône. Une partie de l'œuvre dévoile la représentation de l'ile Saint Laurent et nous retrouvons également sur ce géant de bois une grappe de raisin, témoin de l'histoire viticole de notre commune. Sans oublier ce poisson qui tient dans sa bouche une bague, souvenir d'une autre légende, celle de Saint-Grat, évêque de Chalon ! ».

Abigail Mathieu, la bienfaitrice : « Bien plus que « la dame aux cinq maris » dont l'Histoire aime se souvenir - il convient d'ailleurs de rappeler qu'on avait coutume à cette époque de marier de très jeunes femmes à de vieux messieurs - elle demeure surtout l'une des plus généreuses donatrices de notre ville. Sur la plaque de la sépulture Abigaïl Mathieu et d'Edmé Vadot, son deuxième mari, nous pouvons lire « lesquel ont faict de grands dons et fondations mesme pendant leur vies... ». En effet, de son vivant, Abigaïl Mathieu décida tout d'abord d'œuvrer en faveur des pauvres malades en réservant les revenus de son domaine viticole de Poncey à la construction d'une infirmerie à l'hôpital. Nul doute possible, l'éducation était une priorité pour la bienfaitrice. Ainsi, elle contribua financièrement à l'établissement du couvent des Ursulines sur la place des Carmes (actuel emplacement du musée Denon) où trente religieuses s'occupent de l'éducation des jeunes filles. Par ailleurs, elle remit au Collège de Chalon une importante rente permettant d'exempter les écoliers du droit d'entrée, d'entretenir un maître enseignant l'écriture, de faire faire des pièces d'argent à donner en prix et de rémunérer maire et échevins. Dans le contexte historique de la Contre-Réforme, Abigail Mathieu, qui vécut jusqu'à 75 ans, réserva son argent au service de la foi. Les nombreuses donations de celle qui portait un prénom biblique, comme ceux donnés par les protestants à leurs enfants, peuvent être considérées comme une volonté d'effacer le chemin religieux emprunté par ses parents et d'aider au mieux la religion catholique ! ».

Sœur Anne Leschenault, la diplomate : « Cette religieuse, issue d'une noble famille chalonnaise, fut la « maîtresse », soit la mère supérieure des sœurs de Sainte Marthe au sein de l'hôpital des pauvres malades de Chalon de 1787 à 1822. Pendant cette période si particulière, où la misère était grande et les besoins considérables, elle sut user de persuasion auprès de ses compagnes afin que celles-ci acceptent de cesser de porter l'habit religieux, interdit sous la Terreur, pour pouvoir continuer à soigner les malades. En 1805, profitant de la visite du pape Pie VII qui, de retour du sacre de Napoléon, séjournait à Chalon et visitait I'hôpital, elle demande à pouvoir à nouveau porter l'habit. Elle négocia également de nouveaux statuts pour les « Dames desservant L'hospice des malades de Chalon-sur-Saône » approuvés par décret en 1811 : celles-ci seront désormais plus encadrées par le pouvoir municipal et la commission administrative des hospices civils, mais continueront à soigner les malades bénévolement à Chalon jusque dans les années 1980 ! ».

Marguerite Boucicaut, l'avant-gardiste : « Née de père inconnu en 1816 à Verjux, à quelques kilomètres de Chalon, Marguerite Guérin grandit dans une extrême pauvreté et sans jamais s'asseoir sur les bancs de l'école. À seulement 13 ans, elle rejoint son oncle à Paris et travaille comme blanchisseuse avant de diriger un modeste restaurant essentiellement réservé aux travailleurs du quartier. Elle y rencontre Aristide Boucicaut, Normand venu à Paris avec l'ambition d'y faire fortune. Un temps vendeur de châles, Aristide s'associe en 1845 aux frères Videau, créateurs d'une mercerie baptisée « Au bon marché ». Au cours des années qui vont suivre, soutenu et conseillé par celle qui devient sa femme en 1848, le jeune entrepreneur initie des techniques de vente qui vont révolutionner le commerce : prix fixes, entrée libre dans le magasin, soldes, vente par correspondance, etc. Visionnaire, il rêve d'un grand magasin, achalandé de milliers d'objets. Le 9 septembre 1969, quelques années après que les Boucicaut aient racheté leurs parts aux Videau, Marguerite pose la première pierre du nouveau magasin « Au bon marché », un temple de la consommation qui inspirera Emile Zola pour son roman « Au bonheur des Dames ». Précurseurs dans le monde de l'entreprise, les Boucicaut vont également innover sur le plan social. Marguerite, qui n'oublie pas son enfance désœuvrée, impulse de nombreuses mesures en faveur des employés : congés payés, intéressement des salariés aux bénéfices de l'entreprise, journée de repos hebdomadaire, etc. Après la mort d'Aristide (1877) puis de leur fils (1879), Marguerite Boucicaut dirige son entreprise avec les collaborateurs les plus fidèles. Sans héritier à sa mort en 1887, elle lègue son immense fortune aux employés du magasin et aux œuvres de bienfaisance. Son testament requiert la fondation de trois maisons de refuge pour filles-mères, dont l'une à Chalon. Comme l'exige ses dernières volontés, la maison de refuge doit « recevoir, au moment de leurs couches, et pendant le temps qui les suivra, nécessaire à leur rétablissement, les femmes non mariées ni veuves, de nationalité française, qui ont eu, pour une 1re fois, le malheur de se voir séduites... ». Les chambres, individuelles, offrent un confort salvateur à une époque où la mortalité infantile ou des femmes en couches reste fréquente. Devenue la maternité Boucicaut, la maison de refuge abrite aujourd'hui un laboratoire médical ! ».

Emilie Thévenin, la dévouée :  « Emilie Thévenin, fille du riche notable Félix Thévenin, avait 3 frères : Edme, Gustave, et Victor. Edme meurt en 1867, lui léguant toute sa fortune. Frappée par les soucis d'approvisionnement en eau au sein de la commune, qui provoquent régulièrement au XIXe siècle des épidémies de choléra et la mort de centaines de personnes, elle décide par testament en date du 22 Août 1868 de donner à la Ville de Chalon-sur-Saône une somme de 120.000 francs spécialement destinée à la mise en place d'une distribution d'eau potable. 130 000 francs seront également remis à la Ville, mais cette fois à destination des établissements de bienfaisance de la commune. Emilie meurt quelques mois plus tard, léguant à son frère Gustave le reste de ses biens. Ce dernier ayant confirmé le legs, Monsieur de la Chaise, conseiller municipal et ingénieur, réalise en 1870 un « Projet d'établissement d'une distribution d'eau ». En quelques années, l'épidémie est enrayée et on peut afficher fièrement sur les nouveaux immeubles du boulevard de la République « eau et gaz à tous les étages »... même si la plupart des Chalonnais se rendront encore longtemps dans l'espace public, près des puits et des pompes, pour recueillir le précieux liquide. Une fontaine monumentale située face au Palais de Justice perpétue le témoignage de cet acte salutaire ! ».

Jeannette Guyot, la plus discrète des héroïnes chalonnaises :

Disparue en 2016, cette figure majeure de la Résistance a multiplié les actes de bravoure au cours de la Seconde Guerre mondiale.

« Parce qu'elle avait choisi de mener sa vie sans jamais courir après les honneurs qu'elle méritait, peut-être n'avez-vous jamais ni lu, ni même entendu, l'histoire de Jeannette Guyot. Et pourtant, quel destin ! Au lendemain de sa mort il y a cinq ans, les journaux britanniques et américains réservaient une place de choix dans leurs colonnes pour saluer la mémoire de l'une des résistantes les plus décorées de la Seconde Guerre mondiale. Si sa disparition avait hélas eu moins d'écho en France, son empreinte sur l'Histoire n'en demeure pas moins indélébile.

Un engagement précoce

C'est au début de l'entre-deux-guerres, un après-midi de février 1919, que Jeannette Guyot voit le jour à Chalon. Fille d'un négociant de bois et d'une couturière, elle hérite de ses parents un sens aigu du patriotisme. La valeur n'attend point le nombre des années, Jeannette a seulement 21 ans quand elle intègre un réseau clandestin de la Résistance. En possession d'un laissez-passer allemand Ausweiss, elle exfiltre des civils et des agents vers la zone libre. Son investissement est remarqué et après une rencontre avec le colonel Rémy, chef du réseau Confrérie Notre-Dame basé à Paris, Jeannette devient agent de liaison à l'été 1941. Tout en poursuivant ses activités de passeur, la jeune femme est chargée de transmettre toutes informations pouvant être utiles à la France libre. Sa mission s'interrompt brusquement peu avant son 23e anniversaire lorsqu'elle est arrêtée puis emprisonnée à Chalon et Autun. Interrogatoire après interrogatoire, elle ne livre rien aux Allemands qui, faute de preuves, sont contraints de la relâcher après trois mois de détention. Aussitôt libre, elle reprend ses activités de passeur au cœur du réseau du colonel Rémy jusqu'à ce que l'organisation de ce dernier soit dénoncée en juin 1942.

Exfiltrée par la Royal Air Force

En fuite, Jeannette Guyot se réfugie à Lyon où elle fait la connaissance de Jacques Robert, le créateur d'un réseau qui a pour missions la collecte de renseignements, des actions de sabotage et l'aide aux civils et soldats alliés. La Bourguignonne s'investit pleinement dans ses nouvelles activités mais lorsque les Allemands viennent occuper la France libre, l'étreinte de la Gestapo se resserre dangereusement, à tel point que dans la nuit du 13 au 14 mai 1943, elle est exfiltrée pour Londres à bord d'un avion de la Royal Air Force. En Angleterre, de nouveau auprès du colonel Rémy, elle entre dans les forces françaises libres sous le pseudonyme de Jeannette Gauthier et assume des fonctions administratives qui lui font très vite regretter le travail de terrain. Sa patience est néanmoins récompensée par une affectation à l'école de Prae Wood House où, en compagnie de 120 volontaires, elle est formée aux techniques de renseignement militaire en vue du plan Sussex, une opération qui compile des informations sur les mouvements de troupes allemandes afin de préparer au mieux le débarquement des alliés en Normandie.

Parachutée pour préparer le débarquement

Au début de l'année 1944, Jeannette est promue lieutenant. Le 8 février, en compagnie de trois officiers français, elle est parachutée près de Loches, dans le Val-de-Loire. Dès lors, sa nouvelle mission consiste à repérer des zones de parachutage et des planques sûres pour les agents du plan Sussex, une tâche périlleuse puisque la Gestapo dispose de moyens performants pour détecter les émissions radio. Malgré les risques et les difficultés, l'équipe trouve des dizaines de logements aux camarades fraichement parachutés. À Paris, dans le quartier de Montmartre, le lieutenant Guyot réussit même le tour de force de cacher un opérateur radio au « Café de l'Electricité », un commerce de Montmartre situé à deux pas... d'un bureau de la Gestapo ! La mission de Jeannette Guyot prend officiellement fin le 25 août 1944, au terme de la libération de Paris. Peu après, son nouvel emploi à la Direction générale des études et recherches lui permet d'apprendre la déportation de ses parents en Allemagne au cours de l'année précédente. Si sa mère sera finalement libérée, son père n'en reviendra pas.

La reconnaissance de ses pairs

En juin 1945, Jeannette quitte définitivement le monde du renseignement. Elle épouse un agent du plan Sussex et revient en Bourgogne s'installer à Sevrey. En France, elle a été faite Chevalier de la Légion d'honneur et a reçu la Croix de guerre avec palme. Outre-Manche, sa conduite exceptionnelle au cours de la Seconde Guerre mondiale a été récompensée par la British George Medal. Aux Etats Unis, elle est l'une des deux femmes à avoir reçu la Distinguished Service Cross - la deuxième plus haute décoration américaine - au titre de la Seconde Guerre mondiale pour « son héroïsme extraordinaire lors d'opérations militaires ». Restée très discrète dans la sphère publique quant à son rôle déterminant au sein de la France libre, Jeannette Guyot s'est éteinte le 10 avril 2016, à l'âge de 97 ans ! ».

Informations sur les femmes célèbres tirées du dossier de presse.

J.P.B

 

 

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