La FCPE Saône et Loire appelle l'Education Nationale et le gouvernement à se mettre en adéquation avec leurs déclarations

Le compte n'y est pas en Saône et Loire ! Et c'est tout simplement mathématiques ! A partir d'exemples concrets, la FCPE Saône et Loire tape du poing sur la table et demande des comptes.

Les remontées de terrain affluent pour la FCPE Saône et Loire venant contredire les grandes déclarations d'intention de l'Education Nationale, du Rectorat et du gouvernement. Des suppressions de moyens encore et toujours, alors même que la démographie scolaire dans le département vient contredire la démarche impulsée depuis de nombreuses années. Sous la houlette de Grégoire Ensel, Président de la FCPE 71, Yacim Moussa, Gabrielle Leclerc, Clothilde Menjon et Fabienne François-Vadrot, ont dressé un point d'étape sans détours de la situation scolaire dans le département... C'est un travail minutieux qui a été réalisé par l'association de parents d'élèves, s'appuyant sur son réseau de plus de 1000 adhérents, présents sur quasi 150 communes du département. 

"Malgré la crise sanitaire, les parents d'élèves de la FCPE ont été très présents tout au long de cette année très particulière" confie Grégoire Ensel. "On a dépassé le simple stade de l'observation cette année mais ça fait bien longteps qu'on alerte sur les dotations horaires en baisse. L'Education Nationale ne fait que gérer la pénurie de moyens donnés aux établissements. Mais si les effectifs étaient en baisse, on pourrait comprendre que les moyens soient corrélés sauf qu'on est désormais face à deux années pas vraiment comme les autres. La scolarité a été hachée, perturbée".

 

+54 élèves au Collège à la rentrée prochaine

Les chiffres parlent d'eux-même sur la Saône et Loire et la FCPE reproche au rectorat son manque de réactivité lorsqu'il s'agit de réattribuer des moyens face à des effectifs en hausse. "Nos enfants ont besoin de moyens et nous sommes stupéfaits qu'il faut désormais 30 élèves pour créer une classe de 6e. Au lycée, on constate des moyennes à 35, 36, 37 élèves.... On demande désormais une dotation qui ne soit pas amputée. C'est le minimum de respect que le Rectorat se doit d'avoir". 

"Ce qui n'est pas fait aujourd'hui, on va le payer demain !"

"C'est un enjeu national qui se joue alors que la seule réponse c'est une petite ventilation de 2% d'heures d'ici le mois de juin. C'est à se demander de qui on se moque alors que les guerres de disciplines est enclenchée avec des risques de tension accrues. On ne peut pas raisonner par la simple gestion de la pénurie. Par exemple, au collège de Saint-Marce, 36 % des élèves maitrisent que 85 mots alors qu'au niveau national, le seuil est à 124. Avec seulement 4 élèves en moins, ce sont 2 classes qui ont disparu. En deux ans, l'établissement aura perdu 4 classes alors qu'on se retrouve au final avec 7 départs pour 11 arrivées". 

"Au lycée, les cours d'Espagnol vont se dérouler avec 30 élèves par classe avec des coups de rabot d'année en année. Comptez désormais 34 élèves en 1ere au Lycée Lamartine à Mâcon, 35,1 élèves en terminale, 34 à 36 élèves au lycée Hilaire de Chardonnet à Chalon sur Saône". Dans la filière professionnelle, le constat est identique malgré les grandes déclarations de valorisation des filières professionnelles, "avec 40 élèves en plus pour 24 heures en moins en terme de dotation" au lycée professionnel du Creusot.

Et après la COVID, la réforme des lycées ? 

"Rien n'est résolu. Toutes les questions restent entières. Le lycée est en tension" prévient Grégoire Ensel. "On ne conteste pas les moyens attribués à l'économie dans le cadre du contexte sanitaire mais quels sont les moyens attribués à l'Education Nationale alors même que le nombre d'adultes par établissement ne fait que diminuer. On tire vraiment la sonnette d'alarme, il n'est pas question d'accepter cette gestion de la pénurie".

Une action départementale a été lancée par la FCPE 71, une opération inédite à l'échelle nationale, afin de sensibiliser tout le monde sur la situation du monde scolaire en France. "Il nous faut être au coeur du débat public face aux baisses trop silencieuses. C'est une course de fond qui est lancée !". 

Faites circuler la pétition.. il suffit de flasher le QR Code et le tour est joué !

Laurent Guillaumé 

 

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