DEPARTEMENTALES - CHALON 1 - Le Printemps Chalonnais est présent dans le canton avec Anne Jost et Hervé Maillot

Collectif constitué pour les élections départementales et réunissant trois partis de gauche (PCF, FI et GRS), Le Printemps Chalonnais est également présent dans le canton de Chalon 1 en les personnes d'Anne Jost et Hervé Maillot. Plus de détails avec Info Chalon.

Chalon 1 est l'un des trois cantons où le Printemps Chalonnais est présent, il regroupe les communes de Champforgeuil, Crissey, Farges-lès-Chalon, Fragnes-La Loyère, Virey-le-Grand et des quartiers de Chalon Nord, à savoir Les Prés Saint-Jean, le Plateau Saint-Jean, le Clair-Logis et le Stade-Fontaine aux Loups.


Né d'une alliance entre trois partis de gauche, le Parti Communiste Français (PCF), la France Insoumise (FI) et la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), le collectif est représenté par Anne Jost et Hervé Maillot, ses candidats titulaires pour ces élections départementales qui auront lieu les 20 et 27 juin prochains, en même temps que les régionales.


L'occasion également de présenter leurs suppléants, Marie-Françoise Ghesquier et Martial Petit.


Anne commence par présenter le collectif comme le «fruit d'échanges entre nous et des citoyens non-encartés d'abord pour faire un programme commun. Le calendrier a fait qu'on a fait des candidatures communes. Sachant que l'inscription spatio-temporelle du Printemps Chalonnais, c'est, en terme d'espace, un bassin de vie, c'est-à-dire le Chalonnais et le Grand Chalon. C'est à la fois un bassin de vie pour la vie politique au quotidien et c'est aussi une échelle qui permet de traiter de projets ambitieux et, sur le plan temporel, c'est vraiment le long terme. Ce qui fait que les élections départementales, on s'y engage de tout corps mais ça n'empêche que ce n'est pas une fin en soi! On compte continuer encore des années et des années ensemble».


«Quelle est l'ambition du Printemps Chalonnais? C'est d'encourager, de relayer et d'essayer de participer au fait de raviver une dynamique de gauche et une dynamique de gauche qui veut des changements structurels, des changements de système, de fonctionnement et non pas des pansements sur une jambe de bois!», poursuit ce professeur certifié d'histoire-géographie au collège Jacques Prévert, «c'est-à-dire ne pas dorer la pilule à ce système qui nous paraît intenable!»


«C'est une démarche tout à fait collective puisque là, à court terme, pour les échéances courtes, on va travailler les trois cantons ensemble puisque le Printemps Chalonnais présente des candidats sur trois cantons. Nos actions de campagne se feront ensemble, en commun, et par la suite, on continuera, quelque soit le résultat des élections, à travailler de manière collective...et au-delà du Bassin Chalonnais! Puisque d'autres collectifs avec le même esprit, parfois plus anciens parfois contemporains au Printemps Chalonnais, existent. Entre autres, Mâcon Citoyen. Et puis pour ces élections départementales, il y a bien d'autres binomes et candidatures qui regroupent des citoyens et puis les formations de gauche comme à Louhans ou Blanzy».


«On est pas en candidature contre qui que ce soit! Nous y allons parce qu'on a un programme différent des autres!», précise Hervé (52 ans), l'autre candidat titulaire du Printemps Chalonnais et père de deux enfants.


Bien qu'habitant Châtenoy-le-Royal, Marie-François (54 ans), agent administrative dans un grand centre hospitalier du Bassin Chalonnais et également mère de deux enfants, se présente à son tour.


«Comme il y avait une spécialisation en traductions médicales, ça m'a conduit vers le milieu hospitalier. Actuellement, je travaille comme aide médico-administrative», déclare la suppléante qui est très impliquée dans la vie culturelle et titulaire d'une maîtrise de langue étrangère appliquée.


Très engagée pour qu'on autorise une activité de coronarographie-angioplastie dans le centre hospitalier où elle travaille, comme les trois autres candidats de la liste pour ce canton de Chalon 1, c'est la première participation de Marie-Françoise à une élection politique.


Quant à Martial Petit, absent lors de cette présentation, il est moniteur-éducateur et militant syndical.


À la question des raisons d'un tel engagement, Hervé, qui est agent hospitalier et responsable syndical, répond : «On est novices dans la politique. On a jamais eu de mandat ou de responsabilité politique. C'est le prolongement d'engagemenst dans la vie syndicale et associative!»


«Je pense que tout un chacun est responsable de la construction de notre avenir et donc, moi je préfère m'investir pour l'orienter vers un projet favorable plutôt que de laisser l'avenir sur un cours fataliste. J'ai bien entendu... c'est vrai, je pense que c'est difficile de vouloir réorganiser notre société. C'est, certes, ambitieux, difficile et sans certitude d'y arriver mais j'ai la volonté de faire de la politique autrement et de réorienter notre société vers l'humain. De faire de la politique dans l'intérêt général. Ça, ce sont les deux idéaux principaux qui m'animent. Pour moi, participer à l'action collective, ça permet de prendre conscience qu'on est pas seuls, qu'on est avec les autres et pour les autres!», ajoute Marie-Françoise qui participe également aux actions du collectif «Occupons Chalon».


«Engagé dans le milieu syndical et associatif, notamment sportif, on a vu ce qui s'est passé avec la crise du COVID... On ne veut plus que ça revienne à l'anormal! Ce qui nous sauve un petit peu, c'est quand même le service public! C'est quand même un petit peu l'État! Beaucoup même... Prenons l'exemple de l'Hôpital, ça a été des dizaines de milliers de lits fermés, pour une économie de moins de 10 milliards! Et là, on sort des chèques de combien de centaines de milliards pour le sauver? Parce qu'on a fermé des lits, des hôpitaux, des maternités, etc», dénonce Hervé.


«Nous, on veut être proche des gens, que ce soit des premiers de cordée que de cordée. On a bien vu pendant cette crise, parmi ceux qui ont bien bosser, il y a les caissières alors que la politique des grands groupes, c'est de nous mettre des caisses automatiques! Nous, on a une cinquantaine d'années chacun, on est pas de première fraîcheur mais notre volonté, c'est de laisser la place aux jeunes qui veulent s'engager. Nous, on est pas là pour faire de la carrière politique, sans attaquer les autres partis», ajoute ce dernier.


«C'est d'ailleurs un des prochains chantiers du Printemps Chalonnais, toutes les mixités qu'elles soient générationnelles, d'origine ou sexuelles. Là, on le constate sur nos candidatures, sans vouloir nous autoflageller qu'il y a du boulot là-dedans!», précise Anne.


Le souhait du Printemps Chalonnais «sans être pompeux» : redonner de l'espoir dans la politique et aller faire voter les gens qui n'ont jamais voter.

 

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati

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