Les habitants de Bourgogne-Franche-Comté ont repris les projets de parentalité dès la fin de la première vague

En Bourgogne-Franche-Comté, la troisième vague fut peu meurtrière et l'INSEE a constaté un rebond des naissances neuf mois après la fin du premier confinement.

Entre le 1er mars et le 17 mai 2021, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 6 792 décès, toutes causes confondues, soit 4 % de plus qu'en 2019. C'est moins que sur l'ensemble du territoire français (+ 10 %) où la hausse de la mortalité s'est, en particulier, observée à Mayotte (+ 25 %), en Île-de-france (+ 22 %), dans les Hauts-de-France (+ 18 %), à la Réunion (+ 18 %) et en Provence-Alpes-Côte d'Azur (+ 16 %).

Lors des deux premières vagues (mars-avril 2020 et septembre 2020 à janvier 2021), les décès dans la région avaient augmenté respectivement de 26 % et 27 % par rapport à l'année précédente. Ils concernaient surtout les personnes âgées de 85 ans ou plus. La troisième vague se caractérise par excédent de mortalité par rapport à 2019 quasi nul pour cette classe d'âge, sous les effets probablement de la vaccination. En revanche, il subsiste toujours à la mi-mai un excédent de mortalité pour les 65-84 ans. Néanmoins, il est deux fois moins marqué que lors des deux vagues précédentes.

En Bourgogne-Franche-Comté, le Doubs est le département qui enregistre la plus forte progression des décès depuis le 1er mars par rapport à 2019 (+ 13 %). Cependant, ce même département n'avait enregistré qu'un nombre très faible de décès en avril 2019. Suivent l'Yonne et la Nièvre (+ 11 %).

Naissances : reprise des projets de parentalité à la fin de la première vague

En raison de la baisse tendancielle des naissances observée depuis quelques années, il naît généralement moins d’enfants chaque mois d’une année par rapport au même mois de l’année précédente. Neuf mois après le début de la pandémie de la Covid-19, les naissances ont fortement baissé en France, et la Bourgogne-Franche-Comté n’a pas fait exception. Cette diminution observée en janvier 2021 a été sans commune mesure avec les baisses qui ont pu être observées dans le passé.
Celle de février a été plus modérée. En mars, puis en avril, les naissances entament leur remontée.

En janvier 2021, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 1 869 naissances, soit 17 % de moins qu’en janvier 2020. Le contexte de la crise sanitaire a pu décourager les couples de concevoir des enfants, et/ou les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité. Il faut également rappeler que pendant ce premier confinement du printemps 2020, les centres de procréation médicalement assistée ont été fermés.

Les bébés nés en février 2021 ont été conçus pour la plupart en mai 2020, c’est-à-dire au cours des derniers jours de la période de confinement du printemps ou à sa sortie. L’écart par rapport à février 2020 s’est cependant réduit à - 8 %.

Mars et avril 2021 se caractérisent au contraire par un excédent de naissances, de respectivement + 2 et + 6 %. Il pourrait être le signe d’un « rattrapage » du déficit de naissances observé en début d’année, voire d’une reprise progressive des projets de parentalité en sortie du premier confinement.

Ce « rattrapage » est pour l’instant surtout visible en Saône-et-Loire, dans le Doubs, en Haute-Saône et dans le Jura. La Nièvre se démarque par un impact peu visible de la pandémie sur sa natalité. Le nombre de naissances en mars et avril a retrouvé un niveau proche de ceux observés ces deux dernières années dans les autres départements de la région.

Rédaction le 31 mai par Philippe Rossignol

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