Elan Chalon

Direction Pro A avec Elan Passion

Le 6 juillet dernier, les membres d’Elan Passion se sont retrouvés dans les salons du Colisée. L’occasion, pour eux, de faire le bilan de la saison écoulée et de lancer l’opération Remontée en Pro A.

L’âge a au moins un mérite : celui d’avoir connu pas mal de choses et parfois les pires. Certes, la chute en Pro B est décevante, voire même consternante tant elle apparaissait comme prévisible pour les suiveurs les plus avertis tant les erreurs se sont enchainées ces dernières années comme l’a avoué en toute honnêteté le président Dominique Juillot. Mais bon nombre de supporters actuels n’ont pas vécu d’autres affres bien plus importantes connues par l’Elan Chalon. « Je vous parle d'un temps Que les moins de vingt ans Ne peuvent pas connaître » chantait un certain Aznavour.

Il faut en effet remonter aux eighties pour se remémorer quelques souvenirs douloureux. A cette époque, un certain Dominique Juillot en finissait avec sa carrière sur le terrain et l’Elan voguait allègrement au deuxième échelon national, évoluant face à des équipes telles que Graffenstaden. Une embellie qui n’allait pas durer puisque le club allait plonger dans les tréfonds des divisions inférieures pour évoluer en Nationale 4. Ils n’étaient pas nombreux celles et ceux qui soutenaient alors l’équipe dans une Maison des Sports qui demeurait, à certains moments, une formidable caisse de résonnance dès lors que les succès étaient au rendez-vous. L’équipe se produisait donc devant un tout petit comité. A tel point que l’on pourrait dire, en grossissant à peine le trait, que les joueurs connaissaient tous les spectateurs par leur prénom. La star de l’époque s’appelait Lonnie Camper. Il y avait, autour de lui, une bande de gars du coin, pour qui l’amour du maillot n’était pas un vain mot. Autre temps…

Retrouver une âme

Puis, petit à petit, à force de travail, le club a commencé à se structurer et à gravir les échelons un par un pour finir par devenir champion de France et par jouer une finale de Coupe d’Europe.

Mais, après un quart de siècle au sommet de l’élite hexagonale, il faut désormais tout reconstruire, sportivement parlant. L’une des premières tâches du staff technique sera de faire de nouveau émerger des joueurs du centre de formation, comme par le passé. Et ainsi recréer une forme d’attachement d’une partie du public à au moins « un ou deux p’tits jeunes formés au club ». Mais cela passera aussi par un recrutement judicieux, en terme certes de qualité purement « basket » mais aussi et surtout humainement parlant. On notera ainsi le retour de l’enfant du club, Mathis Dossou-Yovo, après une jolie saison passée à Blois en Pro B teintée de 19.5 minutes par match, 9.9 points de moyenne et de 6 rebonds. Un solide espoir de tout juste 20 ans. Egalement présent lors de la soirée d’Elan Passion, Antoine Eito, venu en droite ligne du Mans. Un joueur confirmé, double champion de France, qui a clairement affiché ses ambitions. Et qui sera l’un des maillons forts de l’Elan version 2021-2022.

Quant aux membre d’Elan passion, ils pourront retrouver leurs joueurs dès mi-septembre pour la Leaders Cup. Une compétition qui servira de préparation grandeur nature au championnat. Lequel devrait reprendre, sauf contrordre sanitaire toujours possible, un mois plus tard. Avec des matchs à la maison certainement le samedi, soit en après-midi soit en soirée. Quant aux supportes qui souhaiteront accompagner l’Elan en déplacement, il faudra souvent prévoir de se libérer les vendredis.

Par ailleurs, la saison à venir sera celle des célébrations. A commencer par le départ de Dominique Juillot, fêté comme il se doit. Il y aura également les vingt ans du Colisée et les dix ans du premier titre de champion de France. Pour peu que l’équipe remonte en Pro A, 2021-2022 pourrait se conclure en apothéose.

Régis Gaillard