Chalon sur Saône

Plus de 700 personnes ont défilé à Chalon-sur-Saône contre le pass sanitaire (1/2)

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 08 Août 2021 à 07h00

Plus de 700 personnes ontdéfilé aux cris de «Liberté, Liberté» et «Pass sanitaire, dérive autoritaire» ce samedi 7 août jusqu'au Centre Hospitalier William Morey contre le pass sanitaire et son extension qui va entrer en vigueur lundi, dans toute la France. C'est la plus forte mobilisation jusqu'à présent à Chalon-sur-Saône. Plus de détails avec Info Chalon.

Encore une forte mobilisation pour le deuxième rassemblements contre le pass sanitaire à Chalon-sur-Saône.


Alors que l'extension de cet outil de lutte contre l'épidémie de COVID-19 va entrer en vigueur ce lundi 9 août, plus de 700 personnes* ont défilé ce samedi 7 août à Chalon-sur-Saône.


Il s'agit là de la plus forte mobilisation jusqu'à présent dans notre ville.


À l'issue d'un premier rassemblement qui a réuni plus de 200 personnes, Solidaires 71, le syndicat à l'origine de cet appel, invitait à se rassembler à nouveau ce samedi à 15 heures sur la Place de Beaune


Un appel maintenu, et ce alors même que le Conseil constitutionnel a rendu son avis sur l'extension du pass sanitaire le jeudi 5 août, validant la quasi-totalité des mesures contenues dans cette loi relative à la gestion de la crise sanitaire.


Et, au vu du nombre de participants, nous pouvons d'ores et déjà dire que l'appel a été entendu.


Sur la Place de Beaune ce samedi, le cortège était une fois encore hétéroclite. Des drapeaux tricolores et quelques badges de syndicalistes étaient repérables mais la majorité des manifestants était de simples citoyens opposés à l'extension du pass sanitaire, la vaccination obligatoire pour certaines professions et «pour la défense des droits et des libertés». Dans la foule également, il y avait quelques blouses blanches et d'autres professionnels qui craignent d'être soumis, à leur tour, à l'obligation vaccinale.


«Macron, ton pass, on en veut pas!», scandaient de nombreux contestataires.


Alors que la loi sur l'extension du pass sanitaire a été promulguée ce vendredi et qu'il faudra montrer patte blanche pour accéder à la plupart des lieux publics dès lundi, les manifestants dénoncent ici une obligation vaccinale déguisée.


Le co-secrétaire départemental de Solidaires 71, Pascal Poyen, parlera de véritables «atteintes aux libertés». Le syndicat annonce qu'il soutiendra «toutes les initiatives» contre l'extension du pass sanitaire et l'obligation vaccinale avec pour projet son abandon pur et simple.


En plus du président de la République, Emmanuel Macron, les participants ont de nouvelles cibles comme Laurent Fabius, l'ancien Premier ministre de François Mitterrand et actuel président du Conseil constitutionnel, ou encore son fils, Victor Fabius, directeur associé du cabinet de conseil et de lobbying américain McKinsey qui, selon des informations déjà dévoilées en janvier par le site américain Politico et du Canard enchaîné, a été engagé comme consultant par la présidence de la République pour le déploiement en France de la politique vaccinale dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.


Une prestation payée 2 millions d'euros par mois, selon Le Point.


Dans son discours, le syndicaliste Pierre Laine (Solidaires 71) n'hésitera pas à parler de «conflits d'intérêts», dénonçant les «responsabilités occupées par Victor Fabius au service du gouvernement».


Le cortège a pris la direction de la Grande Rue, la rue du Châtelet, la rue au Change aux cris de «Liberté, Liberté» et «Pass sanitaire, dérive autoritaire» avant de se diriger via la rue Général Leclerc vers la Sous-préfecture, le temps d'autres prises de parole. 


Parmi les intervenants, Rosa Gutiérrez-Silva du Conseil National de la Nouvelle Résistance (CNNR) qui revenait tout juste de la manifestation qui a eu lieu à 10 heures devant la Mairie de Montceau-les-Mines.


Certains appelaient à la démission du gouvernement.


Les manifestants ont ensuite pris la direction du Boulevard de la République, en passant par les Place Général de Gaulle et de l'Obélisque, avant de se diriger dans la rue d'Autun où est située la permanence de Raphaël Gauvain, député de la 5ème circonscription de Saône-et-Loire, à qui les manifestants reprochent d'avoir voté le texte final résultant de l'accord entre le Sénat (à majorité LR) et l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise sanitaire, avant de prendre la direction de la Gare et le Centre hospitalier William Morey,  afin de soutenir le personnel de santé.


Le temps d'autres prises de parole comme celle du Gilet Jaune Daniel Faivre et un poème.


À la fin du rassemblement, Pascal Poyen annonçait une prochaine action, mercredi 11 août à 19 heures, Rue de Strasbourg, sur l'île Saint-Laurent, en demandant aux participants d'amener leur repas...


Affaire à suivre… 

 

* Selon les agents des services du renseignement territorial. Un chiffre supérieur à celui obtenu par les organisateurs du rassemblement qui ont compté 575 personnes grâce à  un système de comptage basé sur des bouchons en plastique.

 

 

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati