Bourgogne
Sangs rares : l’EFS a besoin de donneurs de sang de toutes origines
Publié le 16 Novembre 2022 à 09h13
A l’occasion de la deuxième édition de la semaine de sensibilisation aux sangs rares, qui a lieu du 14 au 20 novembre, l’Établissement français du sang (EFS), remet sous le feu des projecteurs cet enjeu de santé publique.
Viser l’autosuffisance qualitative : à la recherche des sangs rares
Délivrer des produits sanguins adaptés à chaque patient nécessitant des transfusions : c’est la mission principale de l’EFS. Un travail quotidien qui mobilise tout l’établissement, d’autant plus lorsqu’il s’agit de soigner des malades porteurs d’un groupe sanguin rare ou moins fréquent.
Si la plupart d’entre nous sommes familiers des groupes sanguins A, B, O et de leur système de Rhésus + et -, leur diversité est en réalité nettement plus importante et engendre de véritables défis transfusionnels. Les sangs rares sont des groupes sanguins dont la
fréquence dans la population d’un pays est suffisamment faible pour créer un déséquilibre entre le nombre de donneurs et les besoins des malades.
Il s’agit donc trouver des donneurs de sang compatibles avec les malades du territoire en question pour leur offrir la transfusion la plus adaptée.
Tout le monde peut être porteur d’un sang rare. Toutefois, en France métropolitaine, les personnes originaires du continentafricain, des Antilles et de l’océan indien ou bien ayant des ancestralités africaines ont davantage de probabilités d’être porteuses d’un groupe sanguin rare ou d’un phénotype dit « d’intérêt ».
La diversité de la France doit être reflétée dans les dons de sang
La France est un pays riche de sa diversité. Pour soigner efficacement l'ensemble des malades, l’EFS a donc besoin de donneurs de sang de toutes origines.
Cette quête de sang rare peut s’avérer problématique du fait de besoins transfusionnels particulièrement importants au sein de certaines populations, notamment en raison de la présence de pathologies comme par exemple la drépanocytose, qui touche majoritairement des personnes d’origines africaine ou antillaise.
« Le sang c’est la vie avec ses fragilités. Je suis atteinte de la « maladie de la douleur » ou drépanocytose. En période de crise, la transfusion sanguine est la seule solution pour lutter contre les complications graves, les dons anonymes sont un bien précieux ; ils m’ont permis de doubler mon espérance de vie mais aussi de la transmettre. Je suis maman d’une jeune fille de 15 ans à qui j’ai malheureusement transmis les mêmes gènes, elle bénéficie des mêmes traitements.
Mon sang, lui, n'a pas de super pouvoir, il est « capricieux » : déclenchement de douleurs extrêmes à cause de la falciformation des globules rouges, auto destruction des globules rouges, anémie sévère... Une poche de sang me permet de ne plus subir ces effets pendant quelques semaines.
Donner gratuitement et régulièrement son sang est un très beau cadeau pour tous les malades à qui vous sauvez ou offrez une qualité de vie. MERCI à tous ceux qui m’ont tendu leurs bras. » - Julie, 42 ans, receveuse franc- comtoise.
Lors de la première édition de la semaine de sensibilisation aux sangs rares, en 2021, l’EFS avait touché plusieurs millions de personnes, ce qui lui avait permis d’augmenter les prélèvements de personnes porteuses d’un sang rare et augmenter les chances de transfusion pour les malades.
L’EFS espère faire venir et découvrir de nouveaux donneurs de sangs rares à l’occasion de cette deuxième édition.
Pour savoir où donner et prendre rendez-vous dans la collecte la plus proche de chez vous, consultez le site de l’EFS www.dondesang.efs.sante.fr ou l’application « Don de sang ».
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