Chalon sur Saône

Le Maire en direct : Une réunion publique pour échanger sur l'avenir de l'Île Saint-Laurent

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 29 Avril 2024 à 05h00

Le Maire en direct : Une réunion publique pour échanger sur l'avenir de l'Île Saint-Laurent

Environ 80 personnes ont répondu présent jeudi 25 avril 2024 à l'invitation du maire afin de partager les réflexions sur les chantiers réalisé, en cours et à venir sur l'Île Saint-Laurent. Plus de détails avec Info Chalon.

«L'objectif de cette réunion qui conclut une journée consacrée au quartier de l'Île Saint-Laurent est de partager la réflexion avec vous», souligne Gilles Platret, le maire de Chalon-sur-Saône. Après avoir remercier Hélène Berger, la présidente du Comité de quartier de l'Île Saint-Laurent, qui prête cette salle de la Maison de quartier pour cette réunion publique, dans le cadre des sessions Le Maire en direct. L'occasion de rappeler que la Maison de quartier répond à un véritable enjeu de lien social «qui peut parfois se distendre». Son but étant d'accompagner toutes les générations.

«On cherche la proximité», précise ce dernier qui avait rencontré les commerçants du quartier à 8 heures avant de rencontrer des habitants en rendez-vous individuel de 13 heures 30 à 17 heures.

Il a fait le récit d'un quartier au cœur  de la ville qui bouge avec 1700 habitants dont 65% de personnes qui vivent seules, soit plus que la moyenne à Chalon-sur-Saône est de 54% de personnes qui vivent seules.

«Depuis 10 ans, on a pas augmenté les impôts», a tenu à rappeler l'édile qui explique avoir fait des économies sur le fonctionnement des services. «Un enjeu très fort et une nécessité démocratique» pour ce dernier.

Avant de s'étendre sur les projets à venir, le maire a fait le bilan des réalisations dans le quartier.

Il cite pêle-mêle le Quai de la Monnaie, première étape de reconquête des berges de Saône, entre 2015 et 2017, à hauteur d'un million d'euros, l'éclairage du Pont Jean Richard en 2017 pour 75 000 euros, le cheminement de l'Orbandale en 2018, la rénovation de la Place Thévenin en 2021 (82 000 euros), des abords de la Génise en 2019 pour un million d'euros, la sécurisation des petits ponts en 2020 (19 000 euros), l'aménagement de la Passerelle Soubrane (18 000 euros) — où des dégradations sont constatées —, les ralentisseurs aux abords de l'école Rives de Saône (66 000 euros), pour le patrimoine hospitaliers, dont la magnifique Salle des étains, à hauteur de 60 000 euros, à nouveau la Passerelle Soubrane en 2022, pour ne citer que ces quelques réalisations.

Le maire estime avoir tenu 90% de ses promesses concernant le quartier.

Toujours concernant le patrimoine hospitalier, la Chapelle sera prochainement dégagée. Autre objectif concernant ce site d'exception, et non de moindre, il a bien entendu été question du projet concernant le futur Musée de la Photographie qui comportera un bâtiment de la conservation que l'édile veut «au plus près du musée».

6 ans de travaux sont prévus, le site «ouvrira progressivement». 

La deuxième phase de déconstruction du site débutera «dans les semaines à venir», le pavillon Gilbert Durand sera conservé. Sous contrôle de l'État, le musée comportera des cours intérieures. La première pierre sera inaugurée «d'ici la fin de ce mandat».

Quant au nouveau quartier qui sortira de terre, il comportera 110 logements, allant du T1 au T5.

D'autres projets sont en cours dans l'ancienne école des infirmiers, aujourd'hui Maison de quartier du Centre, la future plage vers les Pompes Élévatoires, un distributeur de billets dans la Rue de Strasbourg et le réaménagement de la voie pédestre le long de la Saône vers les Granges Forestier.

À noter qu'un autre distributeur de billets sera implanté Place Saint-Vincent «d'ici le mois de mai».

Concernant la délinquance, l'Île Saint-Laurent est considéré comme un quartier «relativement apaisé», à cheval entre une zone Police (Chalon-sur-Saône, Saint-Marcel) et une zone Gendarmerie (Epervans, Lux), si on excepte des cas sporadiques de tapage nocturne le week-end, la vitesse excessive et les rodéos sur les parkings de la zone commerciale Chalon Sud.

La situation est jugée particulièrement «invivable» pour les résidents de la Cité des Varennes. Des opérations sont prévues pour y mettre fin. «On ne lâchera pas !», promet le maire.

Une douzaine de caméras ont été installées dans le quartier. D'autres caméras viendront compléter le dispositif.

L'école Rives de Saône comprend 41 enfants en maternelle et 68 en cours élémentaire. Quant au centre de loisir, il a été délocalisé pour éviter les fortes températures de la saison estivale au Carmel, restauré et aménagé à hauteur de 2,65 millions d'euros.

24 associations ont leur siège social dans le quartier.

Quant au Port de Plaisance, il a vu sa fréquentation augmentée de 24%. Une extension du Port de Plaisance est prévue, toujours dans l'objectif de reconquête des berges de la Saône.

Quant aux questions des personnes présentes ce jeudi soir, elles concernaient la plaque de la Tour du Doyenné, les caddies laissés à l'abandon, , les statuettes sur les façades à valoriser, le contournement de la Rue de Strasbourg par le cheminement de l'Orbandale, le retour du Pouce sur l'île, des problèmes de déjections canines et le patrimoine scolaire très dégradé, notamment en ce qui concerne les toitures et les huisseries.

L'occasion pour le maire de rappeler que, chaque année, c'est un million d'euros qui est dépensé pour la rénovation du patrimoine scolaire de Chalon-sur-Saône.

Concernant le problème de déjections canines, ce dernier annonce la création d'une brigade d'intervention rapide pour lutter contre ces incivilités. Des points d'apport collectifs sont également envisagés pour le recyclage des déchets.

Des arbres seront plantés aux abords de la Place Thévenin et le pilier du Pont Saint-Laurent sera restauré d'ici septembre.

«On peut encore améliorer les choses», promet le maire.

Soucieuce de vouloir préserver le cadre de vie du quartier, la Ville de Chalon-sur-Saône veut prolonger son histoire, poursuivre son évolution et travailler pour la qualité de vie des générations à venir.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati